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Afghanistan : le triste sort des harkis de l’impérialisme

17 août 2021 Brève Politique

Dans son discours sur l’Afghanistan, Macron n’a pas manqué de flatter l’extrême droite xénophobe en s’inquiétant des « flux migratoires clandestins » qui pourraient découler de l’effondrement du régime mis en place par l’intervention militaire occidentale et de la victoire des talibans. Il a évidemment oublié d’évoquer les responsabilités de l’État français qui a envoyé près de 5000 hommes pour participer à cette désastreuse aventure militaire. Toutefois il a annoncé qu’il accueillerait tout de même certains réfugiés, ceux qui ont collaboré avec l’armée française et risquent leur vie.

Il est clair qu’au cours de vingt années de guerre, des dizaines de milliers d’Afghans, femmes et hommes, ont travaillé avec les armées d’occupation, à des titres divers, que ce soit directement comme interprètes ou seulement comme ouvriers et employés dans les bases étrangères. Ceux-ci peuvent redouter d’être considérés comme des traîtres par le nouveau pouvoir et une partie de la population. Leur liberté et leur vie sont donc en danger. Il est probable que les diverses puissances occupantes en récupéreront quelques-uns, surtout les plus importants, pour se donner bonne conscience. Mais elles abandonneront très certainement la majorité de ceux qui ont choisi le mauvais camp.

Les impérialistes ont toujours considéré avec mépris ceux qui les servent, comme chair à canon ou collaborateurs, et les ont laissés tomber quand ils n’avaient plus besoin d’eux. Qu’on se souvienne du sort des harkis, ces Algériens qui avaient servi de supplétifs à l’armée française, qui furent, pour certains parqués dans des camps en France sans avoir le droit d’en sortir, et pour les autres exécutés ou emprisonnés dans leur pays au lendemain de l’indépendance.

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