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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 113, juin-juillet-août 2017 > Italie

À Gênes, une candidature révolutionnaire aux élections municipales

9 juin 2017 Convergences Monde

En Italie, des élections municipales ont lieu, le 11 juin, dans 1 026 communes (sur 8 100). Gênes (587 000 habitants) est – après Palerme – la seconde ville, par importance, où se déroulent ces élections. Le PCL (Parti communiste des travailleurs), une organisation trotskyste, a décidé d’y être présent.

Le premier obstacle à lever a été de recueillir les 500 signatures d’électeurs de la ville nécessaires pour pouvoir se présenter. L’accueil a été plutôt bon parmi les passants, invités dans la rue à donner leur signature, certains venant même spontanément signer à la table à la vue du drapeau avec la faucille et le marteau. Si bien que le PCL a pu déposer 653 signatures dont 604 ont été validées (en même temps que sa signature, il faut donner son numéro de carte d’identité et les signatures doivent être authentifiées par un fonctionnaire accrédité par le maire). La preuve que si cela nécessite un effort, ce n’est pas un obstacle insurmontable, même pour un petit groupe de militants.

Neuf listes en présence

Au final, neuf listes seront présentes à ces élections :

  • une coalition de centre gauche constituée du Parti démocrate et ses alliés, conduite par un adjoint du maire sortant ;
  • une coalition de la droite et de l’extrême droite avec Forza Italia (le parti de Berlusconi), la Lega Nord de Matteo Salvini, souverainiste xénophobe, grand ami de Marine Le Pen et de Fratelli d’Italia, des nostalgiques de Mussolini ;
  • le Mouvement 5 étoiles créé par Beppe Grillo, l’ancien comique de télévision recyclé dans la politique ;
  • cinq listes « citoyennes » parmi lesquelles deux conduites par des ex-du Mouvement 5 étoiles et une liste de catholiques défenseurs de la famille ;
  • le PCL, qui présente au poste de maire Cinzia Ronzitti, vendeuse dans un grand magasin et militante syndicale de la Filcams-CGIL (syndicat du commerce de la Confédération générale des travailleurs italiens).

Miracle (ou mirage) touristique ?

La liste du PCL sera la seule vraiment à gauche du Parti démocrate (PD) dont le principal argument électoral est que pendant les années de crise, sa gestion municipale a compensé la désindustrialisation de la ville en faisant venir les touristes à Gênes… Alors que ce tourisme ne profite nullement aux travailleurs dont les emplois ont été supprimés ou qui sont mis, pendant des mois, en chômage technique.

Au premier tour, les sondages, qui ne prévoient pas moins de 50 % d’abstention, donnent le PD en tête avec 37 %, suivi par la droite avec 30 % et le Mouvement 5 étoiles : 20 %. Les six autres listes se partageant les 13 % restants. Ce qui fait dire au PCL que les « jeux électoraux sont déjà joués et la partie est truquée depuis le début : celui qui sortira vainqueur des élections de juin sera, de toute façon, un ennemi des travailleurs. Pour nous, la campagne électorale sera une tribune pour défendre nos idées ».

Quoi qu’il en soit, il est important que les travailleurs, les chômeurs (34 % des jeunes, selon les derniers sondages), et tous les exclus aient la possibilité de voter pour une liste « ouvertement communiste et qui cherche à faire entendre les exigences des travailleurs et de tous les exploités ». 

25 mai 2017, Lina BRIGANTI et Thierry FLAMAND

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Réactions à cet article

  • La surprise du 1er tour a été l’arrivée en tête de la droite : 37%, contre 31% pour le candidat du PD. Pour la 1re fois, Gênes aura très certainement un maire de droite le 25 juin. L’abstention a été forte ( en moyenne 48 % de votants) et plus forte encore dans les quartiers populaires (par exemple : 55,5 % de votants dans le quartier chic de Castelletto). Le PCL a obtenu 1987 voix (0,91%) contre 821 voix aux précédentes élections, en 2012. Alors qu’il aurait fallu 1% pour être remboursé des frais de campagne et 3% pour avoir un élu. TF

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