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15-16 février, sommet du G5 Sahel à N’Djamena : la Françafrique à la recherche de nouvelles troupes

15 février 2021 Article Monde

C’est lundi 15 et mardi 16 février que se tient à N’Djamena (capitale du Tchad) le sommet du G5 Sahel, alliance militaire créée en 2017 et regroupant, sous l’égide de la France, des troupes du Tchad, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie. S’y retrouveront les chefs d’État de ces cinq pays, Macron, par prudence sanitaire, préférant finalement suivre le sommet par internet depuis le palais de l’Élysée.

Ces jours derniers, l’armée française a mis en scène ses prétendus succès au Sahel, remportés lors de son opération militaire « Éclipse », du 2 au 31 janvier, dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger) : lors de ce seul mois de janvier, l’armée française et ses alliés du G5 Sahel se flattent d’avoir tué une centaine de djihadistes… Car le but de cette opération était de préparer par un prétendu succès militaire ce sommet du G5 Sahel.

Mais dans le bilan de cette opération, on devrait aussi comptabiliser de nombreuses victimes civiles : ainsi l’armée française a été accusée début janvier d’avoir bombardé un mariage, dans la région de Bounti, au centre du Mali, dont les convives auraient été pris pour des terroristes. Quoi d’étonnant quand on sait qu’elle multiplie les frappes aériennes pour éviter d’exposer ses soldats directement sur le terrain, après s’être sommairement informée sur les cibles potentielles grâce aux drones américains. Le fait que l’armée refuse d’en déclassifier les images pour permettre l’enquête sur cette « bavure » qu’elle nie, est presque un aveu.

Pour la France, le but de ce G5 Sahel est de faire prendre en partie par des armées africaines le relais des troupes françaises qui s’enlisent de plus en plus depuis 2013, multipliant les bavures et de plus en plus honnies de la population. À l’approche de ce sommet, présenté il y a peu comme une étape décisive vers un retrait partiel des troupes françaises, l’Élysée se montre déjà plus prudent : la question n’y serait plus que celle de « l’ajustement du dispositif » et de ses « modalités », et la discussion prendra les « prochaines semaines ou mois ». Comme le retrait des troupes américaines enlisées en Afghanistan, annoncé périodiquement depuis le début de cette guerre, en 2001.

Que fait l’armée française en Afrique ? Pour quels intérêts ? Nous en donnant un tableau dans les articles suivants (tirés des exposés de la réunion publique par Zoom que nous avions organisée le week-end dernier) sur le sujet :

G5 Sahel : le nouveau bras armé de la Françafrique

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