Vers 1620, le jésuite Agostino Salombrini, pharmacien en chef du collège Saint-Paul de Lima, s’enfonce dans la végétation épaisse qui orne les flancs de la Cordillère des Andes. Engoncé dans sa robe de bure noire, il suit péniblement deux Indiens quechua récemment évangélisés par son ordre, et chargés de lui indiquer les plantes pour calmer les fièvres tropicales dont ils sont régulièrement frappés. Arrivés devant un arbuste aux

