200 morts, 6 000 blessés et près de 300 000 sans-abri, voilà le bilan de l’explosion du port de Beyrouth par négligence des autorités. Tout comme l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001, par la faute du groupe Total. La population libanaise ne décolère pas et a raison d’accuser tous les clans dirigeants du pays, occupés qu’ils sont depuis trente ans à se bâtir des fortunes sur le dos des classes populaires.
Elle n’a rien à attendre non plus de « l’aide » de Macron débarqué dès le 6 août pour se poser en organisateur de l’aide internationale. Quelques jours plus tôt et avant la tragique explosion, le ministre français des affaires étrangères, Le Drian, était venu faire la morale à cette population libanaise, lui reprocher de ne pas être prête à de nouveaux sacrifices pour mériter une aide financière du FMI, sur le ton de celui qui se croit encore au temps des colonies !
L’explosion géante a soufflé tout le centre-ville, les silos qui contenaient 85% de la réserve de céréales du pays, et la moitié des hôpitaux.