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Tract du 2 avril 2007

2 avril 2007

Avec Arlette Laguiller, La candidate de Lutte Ouvrière

Imposons les mesures vitales pour le monde du travail

S’il y a un vote utile à l’élection présidentielle qui s’annonce, c’est celui qui nous permettra d’exprimer vraiment notre avis et notre résolution d’en finir avec la dégradation de nos conditions de vie et de travail.

Augmenter les salaires

La France compte 7 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 722 euros par mois. C’est le résultat du blocage des salaires imposé par le patronat, mais aussi par les gouvernements successifs, de gauche comme de droite. Car pendant ce temps, les prix n’ont quant à eux pas cessé de grimper.

Depuis quatre semaines, plusieurs centaines d’ouvriers de PSA-Citroën à Aulnay-sous-Bois font grève pour 300 euros d’augmentation pour tous et pas un salaire en dessous de 1 500 euros nets.

C’est ce qu’il nous faut à tous, salariés, chômeurs ou retraités pour rattraper la baisse de notre pouvoir d’achat.

Interdire les licenciements

Le gouvernement pérore sur la « bataille du chômage », qui serait en passe d’être gagnée, parce que le taux officiel serait de 8,4 % de la population active. Et tant pis si l’office européen de statistiques Eurostat avance pour sa part un chiffre plus élevé. Et tant pis si plus personne ne peut croire sincèrement à ces statistiques truquées, qui ignorent les chômeurs sans droits, les temps partiels non voulus… Car la vérité c’est les licenciements en rafale. Qu’il s’agisse de grands groupes privés, comme Airbus ou Alcatel-Lucent, de sous-traitants ou d’entreprises plus petites comme Arena à Libourne. Sans parler des 15 000 départs non remplacés dans la fonction publique, ni des non-renouvellements de contrats précaires dans le privé.

Pour mettre un terme au chômage, il ne faut plus laisser les patrons fabriquer des chômeurs : interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits, sous peine de réquisition. Au lieu de subventionner les actionnaires au nom de la lutte contre le chômage avec les résultats que l’on sait, il faut prendre sur les profits pour créer les emplois qui manquent dans les services publics utiles à la population.

Des logements pour tous

Aujourd’hui plus de 3 millions de personnes ne disposent pas d’un vrai logement. Sous la pression de la spéculation, les loyers ont littéralement explosé. Il faut un service public du logement qui construise en deux ans les deux millions de logements nécessaires, sans engraisser au passage les bétonneurs privés.

Pour cela, il faut réquisitionner les terrains vacants, et prendre sur les 65 milliards d’euros versés par l’Etat tous les ans aux entreprises pour assurer le financement. Et dans l’immédiat, réquisitionner les logements vides.

N’avoir confiance qu’en nos propres forces

Nicolas Sarkozy, avec son « travailler plus pour gagner plus », nous dit : pour augmenter vos revenus, faites des heures supplémentaires. Comme si les horaires n’étaient pas fixés par le seul patron ! Comme si la semaine n’était pas déjà exténuante ! Les millions de chômeurs, les travailleurs, et surtout les travailleuses à qui on impose un temps partiel, apprécieront le cynisme.

Ségolène Royal déclarait la semaine dernière : « Il n’est pas honteux de gagner de l’argent ». Mais c’est aux lecteurs (bourgeois) du magazine Challenges qu’elle parlait, pas aux travailleurs, auxquels elle promet seulement de porter progressivement le Smic à 1 500 € brut d’ici 2012 : pas plus que l’inflation officielle.

Quant à François Bayrou, le second candidat de la droite, rivalisant avec les deux précédents dans les propositions de subventions et de suppressions de cotisations sociales, il ne fait de promesses qu’aux patrons, prônant une alliance gauche-droite pour mieux les servir.

Tous ces candidats ont en commun d’être au service du grand patronat et des actionnaires. Tous comme Le Pen d’ailleurs, sous le registre nauséabond du racisme et de la xénophobie.

Au contraire, voter pour Arlette Laguiller, c’est

  • Affirmer que l’emploi, les salaires et le logement doivent passer avant les profits.
  • Se donner pour objectif de faire ravaler leur arrogance aux patrons, et les obliger à céder au moins une partie des profits amassés avec notre sueur.
  • Proposer, pour l’imposer, de construire un mouvement d’ensemble de tous les salariés, du public comme du privé.
  • En un mot, c’est la manière la plus efficace de donner un avertissement au futur gouvernement.

Meeting avec Arlette Laguiller

Dimanche 15 avril – 15 heures

Au Zénith de Paris – Métro : Porte de Pantin (Entrée libre)


Arlette LAGUILLER à la radio et à la télé

Mardi 3 avril

  • France Inter à 8h15 : invitée du journal
  • TV5 à 21h : à « Présidentielles 2007 »

Mercredi 4 avril

  • I-Télé à 8h35 : invitée du journal
  • Europe 1 à 19h15 : invitée par Jean-Pierre Elkabbach

Jeudi 5 avril

  • RFI à 8h15 : invitée du matin

Vendredi 6 avril

  • France Info à 8h10 : invitée de la rédaction

Dimanche 8 avril

  • France 3 à 23h10 : l’une des invitées de France Europe Express

Du « ressenti », la hausse des prix ?

Une comparaison réalisée par Le Parisien, pour la période octobre 2001 à octobre 2006 :

  • Carnet de timbres : + 17 %
  • Kilo de pommes : + 93 %

Et ces deux dernières années :

  • Gaz de ville (cuisine et chauffage) : + 35 %

Expulsions : une machine à fabriquer des SDF…

Depuis 2000 :

  • Les expulsions pour loyer impayé ont augmenté de 40 %,
  • 100 000 personnes sont jetées à la rue chaque année.

…travailleurs pauvres

Parmi les 100 000 sans-abri

  • 30 000 travaillent
  • 40 000 sont inscrits à l’ANPE et recherchent activement un emploi.

Combien ça coûte ?

  • Profits du CAC 40 : 100 milliards.
  • Budget de l’Éducation Nationale : 63 milliards.
  • Embaucher à 1 500 € net par mois (+ 500 € de charges) 2 millions de chômeurs : 36 milliards.
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