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Sous l’uniforme, des gardiens de l’ordre… social !

23 juin 2020 Article Politique

En France aussi, la police tue

Si ce sont les images du meurtre de George Floyd et les réactions qui ont suivi aux États-Unis qui ont donné le signal de départ des manifestations actuelles en France, ces dernières doivent aussi beaucoup à la détermination et au militantisme depuis des années des familles de victimes de la police, à l’image d’Assa Traoré mais aussi d’Amal Bentounsi dont le frère a été tué en 2012 lors d’une course-poursuite avec la police. Les collectifs montés pour réclamer « justice et vérité » se sont heurtés frontalement aux institutions policière et judiciaire qui, à chaque fois, font corps avec les policiers mis en cause. Plusieurs de ces collectifs ont dès lors politisé leur lutte à partir du cas individuel autour duquel ils s’étaient constitués afin de faire le procès du caractère « systémique » et « structurel » des violences policières et de l’impunité des policiers incriminés. Lorsque les « bavures » se répètent encore et encore et que les policiers sont protégés par leurs pairs et la justice, les bavures n’en sont plus : c’est le fonctionnement même de la police qui est alors en cause, comme le disent bien des participants aux manifestations actuelles.

Aucun chiffre officiel n’est disponible qui permettrait d’avoir une idée exhaustive des violences policières, l’opacité est la règle en la matière. Selon un article du journal en ligne Streetpress, les violences policières auraient fait 53 morts entre 2007 et mi-2018 [1], aucun policier n’ayant été jusqu’alors condamné à de la prison ferme. Depuis, la liste s’est encore allongée avec notamment celles de Zineb Redouane à Marseille en novembre 2018 suite à un jet de grenade lacrymogène lors d’une manifestation de Gilets jaunes, de Steeve à Nantes en juin 2019 après une charge policière lors de la fête de la musique, d’Ibrahim Ba en octobre 2019 à Villiers-le-Bel, mort à moto lors d’une interpellation, ou encore celle de Cédric Chouviat, plaqué et étranglé lors d’un contrôle routier en janvier dernier.

Citons quelques cas de la longue liste établie minutieusement par Streetpress :

  • Adama Traoré, 24 ans, décédé à Persan (95), le 19 juillet 2016 : présent lors de la tentative d’interpellation de son frère, il prend la fuite. Caché dans un appartement, il est découvert et immobilisé par plusieurs policiers qui le plaquent au sol et compressent sa cage thoracique. Il décède d’asphyxie dans l’heure, les secours tardant à arriver, car les policiers pensent qu’il « simule ».
  • Babacar Guèye, 27 ans, décédé à Rennes (35), le 3 décembre 2015 : sans-papiers, en pleine crise de démence, il s’auto-mutile avec un couteau. Un proche appelle les pompiers… la BAC débarque, Babacar n’obtempère pas : il est abattu de cinq balles tirées à bout portant.
  • Wissam El Yamni, 30 ans, décédé à Clermont-Ferrand (63), le 31 décembre 2011 : interpellé le soir du Nouvel An, il est frappé au sol. Les policiers l’immobilisent dans la camionnette de police en lui coinçant la tête entre les jambes. Alors qu’il est en train de faire un arrêt cardiaque, les policiers disent que Wissam « fait le mort » et le laissent face contre terre, au sol dans un couloir. Lorsque le médecin arrive, il est trop tard.
  • Ali Ziri, 69 ans, décédé à Argenteuil (95), le 11 juin 2009 : passager d’une voiture, alcoolisé, il se débat lors d’un contrôle routier. Les policiers emploient notamment la technique du « pliage » en maintenant sa tête contre ses genoux. Il meurt deux jours plus tard.
  • Lamine Dieng, 25 ans, décédé à Paris (75), le 17 juin 2007 : les policiers sont appelés alors qu’il crie à tue-tête dans sa chambre d’hôtel. Il meurt d’une asphyxie lors de son interpellation par cinq policiers.

Tous ces cas et bien d’autres sont la face émergée de l’iceberg des pratiques policières dans les quartiers populaires. Car les violences, les contrôles au faciès systématiques, les humiliations sexuelles, les remarques racistes de la part de la police font partie du quotidien des jeunes dans ces quartiers. Ces pratiques s’insèrent dans une guerre sociale aux accents de plus en plus autoritaires menée par l’État.

Intimider, réprimer : la police au quotidien dans les quartiers populaires

La police n’a certes jamais aimé les pauvres. Dans les pays européens, les polices – en tant que corps spécifique d’agents rémunérés – se sont fortement développées aux alentours du début du xixe siècle, déjà pour faire face aux craintes suscitées par les jeunes hommes pauvres, oisifs et sans attaches, célibataires le plus souvent, vaquant dans les villes et faubourgs urbains alors en pleine croissance. Au fil du xixe, ce sont les populations ouvrières qui font surtout l’objet de la surveillance policière en tant que foyers potentiels d’indiscipline, de désordre, voire d’insurrection. Les classes laborieuses sont assimilées à des classes dangereuses qu’il s’agit donc de contrôler. À cela s’ajoute, avec la consolidation des États-nations, la constitution des figures du migrant et de l’étranger comme cibles préférentielles.

L’épisode de la défense de la domination coloniale de l’État français au sortir de la Seconde Guerre mondiale et notamment de la guerre d’Algérie est un moment déterminant dans la structuration de la « police républicaine » et ce jusqu’à aujourd’hui. Un bon nombre de policiers ont ainsi transité par l’Indochine et/ou par l’Algérie avant de (re)prendre du service en métropole : des centaines d’agents de la police d’Alger, soupçonnés de torture, seront par exemple exflitrés à la préfecture de Paris à la fin de la guerre. C’est aussi en Algérie, pour réprimer la résistance de la population, que s’est constitué le « savoir-faire français » [2] en matière de maintien de l’ordre. La guerre d’Algérie se couple en outre avec la répression en métropole des « ennemis de l’intérieur », ceux qui contestent la guerre et se prononcent pour l’indépendance. Des brigades de police sont ainsi dévolues aux « colonisés de la métropole », prenant la suite de la brigade nord-africaine (BNA) créée en 1925, qui avait pour unique mission de surveiller et réprimer les activités politiques des Algériens de Paris. Cette « guerre intérieure », c’est notamment celle du massacre du 17 octobre 1961. Le FLN organise une manifestation pacifique pour protester contre le couvre-feu et la multiplication des entraves mises aux Algériens vivant en France. La police se livre à un déchaînement de violence faisant des centaines de morts, dont beaucoup noyés dans la Seine. Le lendemain, le massacre est à peine traité par la presse. L’impunité est déjà la règle en matière de violences policières.

Dès le début des années 1970, apparaissent les premières unités spéciales de lutte contre la « délinquance » dans certains quartiers populaires. Les brigades anti-criminalité (BAC) sont alors mises en place à Paris et en Seine-Saint-Denis. Souvent en civil et dans des voitures banalisées, ces policiers sont spécialisés dans les interventions « commando » de nuit. Leur responsable est Pierre Bolotte, haut fonctionnaire qui a fait toute sa carrière dans l’administration coloniale, avant de s’illustrer notamment par la répression des émeutes de mai 1967 en Guadeloupe, qui a fait plusieurs dizaines de morts.

Ces BAC sont généralisées au début des années 1990 dans un contexte où les émeutes urbaines sont de plus en plus régulières, à l’image de celles de Vaulx-en-Velin. L’État met alors en place une stratégie répressive contre les jeunes des quartiers populaires afin de gérer les conséquences du chômage de masse : en même temps qu’on licencie les parents, on terrorise et on frappe les enfants au quotidien pour qu’ils restent à leur place. Dès 1993, les contrôles d’identité sont ainsi autorisés en l’absence de tout délit, permettant à la police de contrôler à tout-va.

Suivent 30 ans de mesures toujours plus répressives permettant de « couvrir » sur un plan légal l’arbitraire policier et renforçant l’armement de la police sur le terrain : gaz lacrymogènes, gilets pare-balles, Taser ou Flash-Ball… Le passage dans la loi de dispositions liées à l’état d’urgence mis en place suite aux attentats de novembre 2015 a également renforcé, s’il en était besoin, l’arbitraire policier en ce qui concerne les contrôles d’identité, les perquisitions et les assignations à résidence.

Selon l’enquête du sociologue Didier Fassin [3], toute intervention de la BAC est le prétexte pour opérer une démonstration de force : son but est d’« occuper le terrain », même quand il ne se passe rien, à travers des contrôles d’identité systématiques, accompagnés de vexations, d’insultes racistes et sexistes… Tout est fait pour énerver et entraîner une réaction, qui sera aussitôt traitée comme un acte de rébellion… À la clef, une interpellation violente, à l’aide de techniques comme le plaquage ventral ou l’étranglement, puis une garde à vue…

Selon Didier Fassin, ces agents de la BAC se vivent comme appartenant à une forteresse assiégée : ils seraient le dernier rempart protégeant la société, comme des shérifs dans un western. Aux jeunes de banlieue, le rôle des « Indiens »… Le racisme structure leur conception du monde et de leur métier. Dans le commissariat où le sociologue enquête à la fin des années 2000, on retrouve ainsi pêle-mêle un grand poster de Jean-Marie Le Pen affiché sur les murs d’un bureau, la devise « 7,3,2 » en référence à Charles Martel, l’inscription « contre le racisme… halte à l’immigration » sur un drapeau français accroché à un mur… La phrase d’un commandant de la BAC lors d’une opération montre tout à la fois les racines coloniales de ces discours et pratiques racistes et la glorification de la violence qui y est associée : « on a perdu la guerre d’Algérie. Il y a quarante ans, on a baissé notre froc. C’est pas aujourd’hui qu’on va le baisser à nouveau. Pas de prisonnier : on trique ! ».

Dans les faits, le racisme de la police va notamment se traduire par une politique systématique de contrôle au faciès. Une étude réalisée pour le Défenseur des droits, Jacques Toubon, en 2017 [4] montre ainsi qu’un jeune homme noir ou arabe a vingt fois plus de chance d’être contrôlé que le reste de la population. Une enquête à la sortie des stations du métro parisien Gare du Nord et Châtelet-les-Halles affine le même constat : les contrôles concernent essentiellement des jeunes hommes Noirs et Arabes portant des habits « de jeune » (type casquette à l’envers ou sweat à capuche).

Cet harcèlement policier continuel empreint de racisme crée une sorte d’épée de Damoclès au-dessus des jeunes des quartiers populaires, a fortiori lorsqu’ils ne sont pas blancs. À Beaumont-sur-Oise, en juillet 2016, Adama, qui n’était pas visé par le contrôle de police, prend spontanément la fuite. À Clichy, en 2005, Zyed et Bouna, deux adolescents, rentraient d’un match de foot. Une voiture de police arrive. Leur réflexe : courir, jusqu’à aller se réfugier dans un site EDF. La police, il s’agit de l’éviter, même quand on n’a rien à se reprocher.

Les cas les plus tragiques ne sont ainsi « que » le prolongement de l’activité de maintien de l’ordre dans les quartiers populaires, de cette politique d’intimidation et de répression systématique à l’encontre de la population de ces quartiers où sévit chômage, pauvreté et discriminations sociales en tous genres, celles-ci souvent doublées de leur pendant racial.

Dans cette guerre aux pauvres, l’activité policière va intimement de pair avec l’activité judiciaire. La loi va ainsi permettre le contrôle et la criminalisation des pauvres. D’un côté, la tolérance est de mise pour les délits « en col blanc », de la part des élites, notamment financiers. Il en va de même pour les policiers coupables de violences ou de crimes qui sont dans leur grande majorité acquittés, seules les mobilisations permettant de voir avancer les enquêtes. De l’autre côté, la justice se fait de plus en plus répressive à l’encontre des délits mineurs, pour lesquels on enferme de plus en plus de gens – et de plus en plus longtemps – à l’instar de ce jeune SDF condamné en 2016 à deux mois de prison ferme pour un vol de pâtes, de riz… et d’une boîte de sardines. [5] Cette inflation carcérale – marquée par un doublement du nombre de prisonniers au cours des trois dernières décennies – ne touche pas au hasard : la prison cible les plus précaires, et notamment les populations issues de l’immigration de milieu populaire. Près d’un tiers de l’ensemble des prisonniers le sont dans le cadre d’une « détention provisoire » sans avoir eu de jugement, y compris pour des infractions minimes [6]. La justice et la police marchent ainsi main dans la main dans la répression quotidienne des populations des quartiers populaires.

L’autre versant du maintien de l’ordre… social : réprimer les contestations

Aux violences policières dans les quartiers s’ajoutent celles occasionnées au cours de l’encadrement et la répression des manifestations : le maintien de l’ordre social passe en effet aussi par la répression de ceux qui le contestent.

Les violences lors des opérations de maintien de l’ordre n’ont rien de nouveau. Le 1er mai 1891, la troupe met par exemple fin dans le sang à une manifestation pacifique d’ouvriers clamant : « C’est les huit heures qu’il nous faut ! ». Le bilan est de neuf morts et de 35 blessés. La répression des manifestations pendant la guerre d’Algérie a également été sanglante : au massacre du 17 octobre 1961, déjà évoqué, s’ajoutent les événements dits de « Charonne » le 8 février 1962 : une manifestation contre la guerre d’Algérie est violemment réprimée par la police au niveau de la bouche du métro Charonne. Cette charge fait huit morts et plusieurs centaines de blessés, dont beaucoup de militants communistes. La police tue également pendant le mouvement de mai 68, dont deux ouvriers devant l’usine Peugeot à Sochaux et un jeune lycéen qui se rendait devant l’usine de Renault-Flins pour soutenir les grévistes face à la police.

Néanmoins, depuis maintenant plusieurs années et la lutte contre la « loi Travail » de 2016, s’observe un durcissement des pratiques du maintien de l’ordre en manifestation. Durcissement qui a encore passé une étape lors du mouvement des Gilets jaunes.

L’utilisation d’armes comme les LBD ou les grenades de désencerclement pouvant occasionner des mutilations est ainsi de plus en plus systématique. Selon le rapport d’une ONG datant de mars 2020 [7], depuis 2000, « 8 personnes ont été éborgnées par des grenades de désencerclement, 8 personnes ont eu la main arrachée par une grenade GLI-F4, 48 personnes ont été éborgnées ou ont perdu tout ou partie de l’usage d’un œil et 2 personnes sont décédées après avoir été touchées par des balles de défense (Flashball ou LBD40). » En sachant que la grande majorité de ces violences ont été commises ces deux dernières années pendant le mouvement des Gilets jaunes.

On observe également une extension du domaine de la répression policière : devant les lycées, la police est maintenant présente de manière systématique à la moindre tentative de blocus et n’hésite pas à se servir de ses armes : gaz lacrymogène, matraque, LBD… En décembre 2018, lors du mouvement des lycées pros qui embrayaient à la suite des Gilets jaunes, plusieurs cas de violences policières avaient été répertoriées, le plus emblématique étant à Mantes-la-Jolie [8]

Le facteur déterminant expliquant le niveau de répression est directement lié au niveau de conflictualité dans la lutte de classe. Plus celle-ci est forte, plus l’État a tendance à recourir à la violence pour défendre l’ordre établi. Depuis plusieurs années, l’État a ainsi recours à des méthodes de maintien de l’ordre de plus en plus autoritaires en matière de « gestion » des manifestations. Avec son lot de victimes des violences policières ainsi encouragées. La faiblesse (bien méritée) des appareils syndicaux explique aussi le plus faible degré d’encadrement et de canalisation des mouvements qui de ce fait sont plus menaçants pour l’État, faut d’interlocuteurs.

Que faire de la police ?

Derrière l’image véhiculée à longueur de temps par les séries TV du policier-détective qui résout des meurtres, l’essentiel du travail de la police consiste avant tout, non pas à maintenir l’ordre public, mais bien plus à maintenir l’ordre social existant. Devant les injustices de ce dernier, la pauvreté et la misère qu’il crée et entretient, c’est une nécessité pour la classe dominante d’avoir un tel corps de répression pour mener la guerre de classe. La police, comme détachement spécifique d’hommes armés sur lequel la population n’a aucun contrôle, est un des principaux instruments du pouvoir d’État, son bras armé sur le terrain. Le but de la police est ainsi de contenir la violence collective des exploités et des opprimés. Si la loi légalise l’exploitation de classe, la police et la justice s’échinent à la faire respecter et à la défendre. En ce sens, la police ne bafoue pas la République quand elle se livre à ses exactions : elle est alors – et peut-être plus que jamais – la République, c’est-à-dire la république bourgeoise.

Le reste des tâches de la police est quantité négligeable par rapport à cette tâche répressive fondamentale. L’aide « ordinaire » à la population est le plus souvent reléguée au second plan : la police ne se déplace quasiment plus lorsqu’il y a des cambriolages et les enquêtes pour les petits vols ne sont jamais menées ou presque. Quant à la lutte contre les violences faites aux femmes, la police fait souvent partie plus du problème que de la solution dans la mesure où elle est imbibée de sexisme jusqu’à la moelle. Porter plainte pour viol dans un commissariat relève du parcours de la combattante.

Il est impossible d’arriver à une « bonne » police – « utile » à la population – dans la société telle qu’elle fonctionne actuellement, dans la mesure où elle est justement là pour défendre l’ordre établi. La police est une machine à fabriquer de la violence, du racisme et du sexisme, ces pratiques faisant partie inhérente de sa fonction de maintien de l’ordre social.

Alors, que faire ? Tant qu’on vivra dans cette société d’exploitation, le besoin de coercition existera. Mais la question est de savoir qui exerce cette tâche et au bénéfice de qui. Aujourd’hui, un corps spécialisé et armé en a le monopole et défend les intérêts de la minorité la plus riche qui a les rênes du pouvoir. En échange de leurs bons et loyaux services, ces mercenaires gagnent certainement le sentiment d’être un peu plus haut que le reste des travailleurs… Mais cette organisation n’est en rien gravée dans le marbre. Une période révolutionnaire est notamment caractérisée par le fait que des millions de gens sont actifs politiquement et dans la lutte. Quand les travailleurs s’organisent, ils sont alors tout à fait capables de prendre en main l’ensemble des tâches que l’on pense d’habitude dévolues à l’État… dont les tâches de police. Dans de telles situations, des milices ouvrières, désignées et contrôlées en permanence par les leurs, remplaceraient bien avantageusement la police : un tel prolétariat en armes, voilà qui permettrait alors de tenir en respect les exploiteurs et permettrait de faire régner un ordre public véritablement public et pas au service de la propriété privée.

Boris Leto


[1Article à retrouver en ligne ici : https://www.streetpress.com/sujet/1...

[2L’expression est Michelle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, en 2011, au moment où elle propose à l’État tunisien l’aide de la France et de sa police pour mater le mouvement du « printemps arabe ».

[3Didier Fassin a été en « immersion » dans un commissariat de la BAC de région parisienne pendant 15 mois entre 2005 et 2007. Il en a tiré un livre intitulé Une anthropologie de la police des quartiers, sorti en 2011 aux éditions du Seuil. Nous renvoyons vers la note de lecture détaillée écrite sur ce livre : La force de l’ordre, de Didier Fassin.

[4Conclusions de cette étude à retrouver sur le site du « Défenseur des droits » : https://www.defenseurdesdroits.fr/f....

[7Ce rapport de l’ACAT, ONG chrétienne de défense des droits de l’homme et contre la torture, est disponible à la lecture ici (https://www.acatfrance.fr/public/r_...).

[8Lors d’une journée de blocus, la police avait humilié 151 jeunes à Mantes-La-Jolie en les forçant à rester alignés à genoux ou assis, les mains sur la tête, menottés et plaqués contre un mur pour certains.

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