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Solidarité avec les victimes du tremblement de terre en Turquie et en Syrie

14 février 2023 Article Monde

Huit jours après le terrible tremblement de terre survenu en Turquie et en Syrie, le nombre de victimes s’élève à plus de 35 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, nombre qui pourrait encore doubler d’après l’ONU. À l’horreur du tremblement de terre s’ajoutent les conditions climatiques : la neige sur les routes empêche toujours les secours, laissant mourir les blessés d’hypothermie. Nombre de villages sont encore injoignables. Vingt mille habitations auraient été détruites, rien que du côté turc.

Cette situation est terrible, et pourtant une catastrophe de cette ampleur était en grande partie évitable : beaucoup des immeubles détruits ont été construits par des promoteurs immobiliers avides de profit sans respecter les normes anti-sismiques, dans une région fréquemment frappée par les séismes.

Les moyens envoyés par les autorités sont largement insuffisants : dans de nombreux villages, les secours ont mis plusieurs jours à arriver et ils sont largement insuffisants ; les victimes du séisme manquent de tout : chauffage, soins, énergie, moyens de communication.

Devant l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement d’Erdoğan n’a qu’un souci : faire taire toute protestation, décréter l’état d’urgence pour faire la police dans la région sinistrée, bien plus que de secourir les victimes. Dans les jours qui ont suivi le séisme, il a menacé les journalistes qui montrent l’étendue du désastre : « Quand le moment sera venu, on réglera les comptes. » Alors que les secours étaient encore en train de chercher des victimes, il a lancé une enquête contre les personnes dénonçant l’inaction des autorités sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence pour une durée de trois mois dans dix villes. Mais au lieu d’être utilisé pour acheminer les secours au plus vite, cet état d’urgence risque d’être utilisé pour envoyer des forces de répression.

Malgré tout, la solidarité s’organise sur place. La population et les travailleurs n’ont pas attendu les secours officiels pour fouiller les décombres, apporter des biens de première nécessité comme de la nourriture et des vêtements chauds.

Nous sommes solidaires des populations turques et syriennes sinistrées, de tous ceux qui là-bas s’acharnent à organiser des secours malgré l’incurie des gouvernants, solidaires aussi des populations de cette région du nord de la Syrie frappée aussi par le séisme, elle qui déjà subit la guerre depuis des années. Et si Erdoğan est plus prompt à envoyer ses troupes au Kurdistan turc et en Syrie qu’à utiliser tous les moyens de l’État pour secourir les populations sinistrées, que dire de nos propres gouvernants qui ne font quasiment rien alors qu’ils auraient tous les moyens d’envoyer d’urgence des secours, eux qui peuvent débarquer en quelques jours des milliers d’hommes de troupe et des tonnes de matériel lorsque leurs intérêts sont en jeu en Afrique ou ailleurs, eux pour qui le régime dictatorial et corrompu d’Erdoğan est un allié si commode pour faire la police dans la région et pour protéger les grandes entreprises européennes implantées en Turquie, les Renault, les Bosch et les autres, de tout mouvement de grève.

Malgré la distance et le manque de moyens d’intervention, nous nous associons à l’élan de solidarité en Turquie qui vient d’en bas. C’est aux couches populaires, aux militants ouvriers qui se mobilisent sur place pour organiser et aider la population sinistrée que nous apportons tout notre soutien.

Le Nouveau Parti anticapitaliste

(Publié sur le site du NPA, https://nouveaupartianticapitaliste.fr)

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