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Après l’élection présidentielle américaine

Rien à en attendre ni à en espérer

(Éditorial de Speak Out Now)

Mis en ligne le 15 novembre 2020 Convergence révolutionnaire internationale Monde

Nous reproduisons ci-dessous, pour nos lecteurs en France, l’éditorial des bulletins d’entreprise du groupe Speak Out Now du 9 novembre 2020.


Rien à en attendre ni à en espérer

Nombreux sont ceux qui ont fêté ce qu’ils espèrent être la fin de la présidence de Trump. Quant aux partisans de Trump, beaucoup sont en colère et affirment que l’élection leur a été volée. La majorité de ceux qui ont voté voulaient que Trump parte. C’est un soulagement de savoir qu’il ne sera pas président pendant quatre années supplémentaires, en particulier pour ceux qui ont été la cible de ses attaques, notamment les musulmans, les immigrés, les Afro-Américains, les femmes, les homosexuels ou les transgenres.

Mais voter pour chasser Trump de la Maison Blanche ne garantit pas que les attaques soient terminées. Il ne faudrait pas que le soulagement de voir Trump perdre les élections se transforme en l’illusion qu’une administration démocrate mettra fin aux divisions et aux problèmes qui ont conduit 71 millions de personnes à voter pour lui, y compris de nombreux travailleurs et personnes issues des communautés noires ou latinos.

Il y a de bonnes raisons pour que les gens soient si nombreux à se méfier des Démocrates. Ces derniers ont recueilli des milliards de dollars auprès des riches pour placer Biden et les autres Démocrates aux affaires. Leurs politiques économiques ont toujours eu pour but d’assurer les profits des entreprises et des banques, et non de protéger nos emplois et de nous soutenir. Trump et les Républicains essaient de tromper les gens en disant qu’ils sont différents, qu’ils représentent les travailleurs. Mais ils sont le revers de la même médaille capitaliste.

Trump a dit que le choix était entre les Républicains, qui voulaient développer l’économie, et ainsi protéger nos emplois et nos moyens de subsistance, et les Démocrates qui, selon lui, allaient la faire péricliter. Trump, en niant la menace que représente le virus et refusant d’avoir un programme de santé publique, a laissé le virus se répandre, tuant plus de 238 000 personnes et en infectant plus de 10 millions. Le taux d’infection continue de grimper en flèche : la semaine dernière, nous avons atteint le nombre quotidien d’infections le plus élevé.

L’année 2020 n’est qu’un aperçu de ce que ce système nous réserve : pandémies, crises économiques, dérèglements climatiques, etc. À qui demande-t-on de faire des sacrifices, de risquer sa vie ? Quels sont ceux dont la vie a été bouleversée ? Pendant la pandémie, les travailleurs devaient se rendre au travail et y affronter l’insécurité afin que puissent être distribués nourriture et autres produits de consommation, afin que les transports, les hôpitaux fonctionnent. Les riches, eux, se sont retirés sur leurs yachts ou dans leurs résidences secondaires avec leurs domestiques. Ils ont continué à faire tourner la production tout en étant renfloués par le gouvernement. Depuis le début de la pandémie, la fortune des 644 milliardaires américains a augmenté de 931 milliards de dollars !

Les élections ont peut-être écarté Trump, mais le racisme, le nationalisme, les attaques menées contre les immigrants n’en cesseront pas pour autant. Cette politique n’est pas simplement le produit des mesures droitières de Trump, elle est dans la nature même d’un système qui tire profit de l’exploitation des travailleurs et de la destruction de l’environnement. La capacité à nous imposer de telles conditions repose sur le maintien de la division entre les travailleurs. Si nous nous contentons d’être en colère et de nous reprocher les uns aux autres d’être responsables des problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous resterons incapables d’utiliser notre force collective pour combattre ces riches, ces 1 % de la population qui sont responsables de nos conditions actuelles.

Les politiciens nous font jouer à ce jeu qui consiste à choisir dans quelle équipe nous sommes. Mais aucune des équipes qu’ils nous proposent n’est la nôtre. Ni les Démocrates ni les Républicains ne représentent nos intérêts. Les deux partis partagent la responsabilité de la crise sanitaire et de la crise économique qui se poursuivront si nous laissons les choses entre leurs mains.

Nous ne pouvons pas continuer à nous faire mener en bateau, à attendre et espérer que l’un de ces politiciens améliore notre situation. Ils représentent les intérêts de ceux qui vivent sur notre dos. Nous ne pouvons pas accepter de nous laisser duper en abandonnant notre avenir entre leurs mains.

Nous pouvons faire un autre choix : trouver les moyens de nous unir. En tant que travailleurs, nous avons bien plus en commun entre nous qu’avec les politiciens, démocrates ou républicains, qui nous disent : « Votez pour moi, je vous libérerai. » Les changements dont nous avons besoin sont possibles : des avancées ont eu lieu dans le passé, d’autres peuvent venir demain. Elles se sont toujours produites quand nous, les gens ordinaires, nous sommes organisés en ne comptant que sur nos propres luttes. Nous sommes les 99 %. Nous avons la force et la possibilité de changer notre sort si nous nous rassemblons.

S’il y a un moment où il nous faut lutter tous ensemble pour notre avenir, c’est bien maintenant !

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