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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 96, novembre-décembre 2014 > Espagne

Qui se retrouve dans Podemos ?

20 novembre 2014 Convergences Monde

Le nombre affiché d’adhérents, plus de 220 000, doit être pris avec précaution car il s’agit d’inscriptions sur un site Internet sans même obligation de cotiser. Plus significatif est le nombre de « cercles » locaux, qui seraient autour de mille. Certains sont sûrement plus importants que d’autres, plus ou moins actifs, de composition diverse. Le cercle Podemos de Mérida (ville de 60 000 habitants) annonce plus de 200 membres, dont 150 étaient présents dans une réunion le 30 octobre pour se positionner sur les municipales. Le cercle de Vigo (ville de 300 000 habitants) a réuni environ une centaine de personnes pour discuter du congrès dans un café. Les cercles se réunissent souvent dans des parcs ou des places publiques comme le faisaient les Assemblées des Indignés. Outre les cercles locaux, il existe des cercles dits thématiques, aux intitulés des plus variés, significatifs de la diversité du public attiré par Podemos (entre autres : handicap, sport, féminisme, psychologie, musique, chômeurs, droits des animaux, LGBTI, militaires, syndicalistes, infirmières, écologie, philosophie, travailleurs de Madrid, avocats, spiritualité progressiste, pour le socialisme). Podemos attire d’anciens militants de gauche, en particulier de IU, des syndicalistes, des militants des mouvements sociaux. Sont attirés aussi par un parti de gens plus honnêtes, ouvert à tous les citoyens, d’anciens sympathisants ou militants des partis traditionnels, du PSOE mais aussi du PP, écœurés entre autres par la corruption. Et aussi beaucoup de personnes sans expérience militante et qui n’auraient jamais imaginé frapper à la porte d’un parti politique contestataire, participer à une manifestation même ces dernières années où elles ont été nombreuses. Des jeunes diplômés (à l’image de la plupart des candidats Podemos aux européennes) certainement, mais pas seulement et pas majoritairement. Podemos est présent aussi bien dans des quartiers de centre-ville ou aisés que dans des banlieues et villes populaires. Le phénomène Podemos ne peut pas laisser indifférents les révolutionnaires.

A.M.

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