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« Tout ce que je veux, c’est vivre »

12 juillet 2021 Article Monde

(Photo : rassemblement à La Corogne le 5 juillet 2021. Source : Galiza Contra Info)

Ce dimanche, 200 personnes se sont rassemblées à Paris à l’initiative de différents collectifs et organisations (NPA, Friction Magazine, Act-Up, SOS-Homophobie), suite à un meurtre homophobe à La Corogne dans le Nord-Ouest de l’Espagne le 3 juillet. Le dernier d’une liste qui n’en finit pas. Face à ce drame, des prises de paroles durant le rassemblement ont donné le ton : ce sont la rage et la détermination qui prédominent.

La colère gronde après un meurtre homophobe en Espagne

Samuel Luiz, un jeune homosexuel, a été passé à tabac devant une discothèque, par un groupe qui proférait des insultes le ramenant à son orientation sexuelle.

L’aide soignant de 24 ans a succombé à ses blessures à l’hôpital, et ce quelques jours seulement après la fin de la semaine des fiertés, période de visibilisation et de lutte pour les droits des LGBT.

Des milliers de manifestants ont rapidement pris la rue à Madrid, mais aussi à La Corogne, exhibant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Stop homophobie » ou « Tout ce que je veux, c’est vivre ».

Ces dernières années ont été marquées par de nombreuses luttes pour les droits des LGBT à travers le monde, et des évènements atroces comme celui-là nous rappellent à quel point il s’agit parfois d’une question de vie ou de mort.

Se débarrasser de cette société

En effet, les idées réactionnaires ont la vie dure. En 2021, il est encore possible de mourir parce qu’on est gay, lesbienne ou trans. Pas besoin d’aller jusqu’en Pologne où le poids de l’Église continue de sanctifier une famille « naturelle », opprimant de concert les femmes ainsi que toutes les minorités de genre. Pas besoin non plus d’aller en Hongrie, où le gouvernement continue de faire passer des législations anti-LGBT devant les cris d’orfraies hypocrites des « démocraties libérales » française et… espagnole.

Les violences homophobes ne sont certainement pas le fait que de l’extrême-droite, on les retrouve en Espagne, où la police refuse de qualifier le meurtre de Samuel d’assassinat homophobe. On les retrouve aussi en France, avec près de 1 600 agressions à caractères homophobes ou transphobes dénombrées en 2020, chiffre sans doute sous évalué quand on connaît les difficultés à porter plainte suite à des violences de genre.

Face à ces oppressions toujours rampantes, la colère monte. Une partie de la jeunesse s’est ainsi retrouvée en grand nombre dans de nombreuses marches de soutien, de fiertés, pour clamer leur existence face à ceux qui la nient. Contre cette société, ses normes et ses oppressions, nous ne pourrons compter que sur nos luttes !

Arthur Gourtand et Paul Levain

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