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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 99, mai-juin 2015

Mélenchon reparti comme en 14

Sous prétexte de prendre la défense de la pauvre Grèce face aux casques à pointe des banques teutonnes et de la BCE à leurs bottes, Mélenchon s’est fendu d’un « pamphlet » de 212 pages intitulé « Le hareng de Bismarck (le poison allemand) ». Nous voilà même remontés au danger prussien de la guerre de 1870.

Car le fondateur du Parti de Gauche ne manque pas de faire le parallèle entre ce qu’il dénonce comme une affreuse domination économique de Berlin sur l’Europe aujourd’hui et les volontés de conquêtes prussiennes des XIXe et XXe siècles. Heureusement qu’avant Mélenchon, à l’époque, on avait eu Napoléon III pour nous défendre ! Il s’agirait donc aujourd’hui, selon une interview de notre pamphlétaire, de « percer le blindage cotonneux des béatitudes et des langueurs de tant de commentateurs hypnotisés par l’Allemagne ».

Ach mein Gott !

Le danger du « poison allemand » menacerait l’Europe de la faire « sombrer dans la violence au sein des nations comme entre elles », ajoute-t-il. Dans les extraits, transmis généreusement à la presse en « avant-première » par l’auteur pour la promotion de son chef d’œuvre qui devrait sortir d’ici quelques jours, on peut lire : « Un monstre est né sous nos yeux, l’enfant de la finance dérégulée et d’un pays qui s’est voué à elle, nécrosé par le vieillissement accéléré de sa population. (...) Cette alliance est en train de remodeler le vieux continent à sa main. Dès lors, l’Allemagne est, de nouveau, un danger. Le modèle qu’elle impose est, une fois de plus, un recul pour notre civilisation ».

L’Euro fort ne serait là que pour financer les fonds de pension de ce pays de retraités repus, alors que nous aurions besoin de notre côté du Rhin d’entreprises jeunes et dynamiques. Mais voilà, le malheur vient de ce que « François Hollande a changé de camp (...) Les Français ne savaient pas qu’en votant Hollande, ils élisaient Merkel ».

Car Mélenchon doit rappeler qu’il est devenu un opposant radical à la politique de son ancien parti… Le langage est tellement patriotique et franchouillard qu’on se demande si en votant Mélenchon on n’élirait pas Marine Le Pen !

Olivier BELIN

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