Cela n’a pas tardé. À peine avait-il annoncé qu’il rouvrait l’enquête sur la double explosion du port de Beyrouth d’août 2020, en inculpant notamment le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, que le juge d’instruction Tarek Bitar a lui-même été inculpé et poursuivi par ce dernier pour « rébellion contre la justice » et « usurpation de pouvoir ». Il est en outre frappé d’une interdiction de quitter le territoire libanais. Depuis deux ans et demi maintenant la classe politique locale, corrompue et largement mouillée dans ce drame, fait tout pour empêcher l’enquête d’avancer et éviter un procès qui risquerait de jeter une lumière crue sur ses pratiques mafieuses, son laxisme et sa négligence. Et pour l’instant elle y est parvenue. En soutien au juge Bitar, les familles des victimes ont appelé à un sit-in devant le Palais de justice de la capitale.
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