Egypte : un an après la chute de Moubarak, le pouvoir de l’armée reste intact
13 février 2012 Brève
Le 11 février 2011, le dictateur égyptien Hosni Moubarak était chassé par un soulèvement populaire. L’armée avait laissé faire pour ne pas à avoir à affronter tout un peuple. Mais la mise en scène, place Tahrir, d’une armée « amie du peuple » juste après la chute du tyran cache une tout autre réalité : un an après la chute de Moubarak et les tractations pour la mise en place d’un gouvernement civil élu, c’est toujours le haut commandement militaire qui tient les rênes du pouvoir, régnant de façon opaque sur un empire économique estimé à plus du quart de la richesse nationale d’où il tire ses prébendes et ses privilèges.
Le maréchal Tantaoui qui fut pendant 20 ans le compagnon de Moubarak continue à interdire aux députés tout droit de regard sur la gestion de cet empire. Il réprime les grèves et fait condamner des milliers de jeunes contestataires par ses tribunaux militaires. Pour arracher son émancipation, le peuple égyptien qui reste mobilisé devra s’allier aux simples soldats pour se débarrasser aussi de la clique galonnée qui continue à l’opprimer.

