La semaine dernière, les indépendantistes kanak se sont opposés fermement à la reprise de l’entreprise d’extraction et de transformation de nickel et de cobalt Vale, jusque-là possédée par une multinationale brésilienne, par une autre multinationale – le projet de reprise par un partenariat entre les collectivités indépendantistes et un partenaire industriel a en effet été écarté, la France ayant fait pression pour que le partenaire industriel se retire.
Des blocages et des barrages routiers ont conduit à l’arrêt de l’usine. Face à cette mobilisation, la droite et l’extrême droite ont appelé à une manifestation qui a été suivie par 20 000 personnes à Nouméa, soi-disant pour la « paix », en réalité contre les projets des indépendantistes.
La France n’hésite pas à mettre en danger les 1 350 emplois et autant d’emplois induits. Mais aussi à attiser les tensions en mobilisant tout ce que la Nouvelle-Calédonie compte de réactionnaires colonialistes, alors que le référendum d’octobre dernier a montré que les indépendantistes gagnent du terrain et que se profile la possibilité d’une victoire de ces derniers au référendum prévu en 2022.
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