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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > juillet > 19

Bal du 14 juillet : Macron joue au pompier pyromane

La population n’est pas assez vaccinée et les courbes montent ? Selon Macron, c’est la faute des soignants, prétendument récalcitrants ! Comme si la vaccination au compte-goutte durant des mois et toutes les désinvoltures gouvernementales n’étaient pas responsables du fait que 80 % de la population en France ne soit pas entièrement vaccinée. Mais pas la peine de chercher, c’est de notre faute, le gouvernement n’y serait pour rien !

Macron tente l’amnésie collective

Le virus galope, et mute pour le pire. Vacciner massivement l’humanité sera plus utile que les leçons de morale. Macron a-t-il prévu d’obliger les labos à lâcher les brevets pour produire les quantités suffisantes de vaccins ? A-t-il prévu de faire payer les milliardaires pour fournir les usines et les hôpitaux nécessaires pour faire face au virus en Afrique, en Asie et en Amérique latine ?

Certes, en France, Doctolib a planté sous l’afflux de connexions et presque 900 000 doses ont été injectées vendredi dernier. À quel prix ? D’un simple mot provocateur en ciblant les soignants, Macron a nourri la défiance à l’égard des moyens indispensables pour lutter contre le Covid : les vaccins à ARN messager, pour ne citer qu’eux, permettent d’éviter plus de 90 % des infections et des hospitalisations et plus de 95 % des décès dans le cas du Pfizer. Contre le variant Delta, ces chiffres sont un peu plus bas, mais la protection est toujours là.

L’idée fixe de Macron : renforcer le pouvoir des patrons

Macron voudrait faire oublier un an et demi de crise sanitaire, gérée au moindre coût pour le plus grand bonheur des employeurs. Souvenons-nous des confinements qui n’empêchent pas d’aller au travail, et des sur-blouses en sac poubelle ! Chaque fois, les mêmes pénuries, les mêmes revirements brutaux. On n’oublie pas qu’en un an et demi de pandémie, les coupes sombres ont continué dans l’hôpital. Et le gouvernement veut que les employeurs mettent dehors les salariés non-vaccinés.

Les logiques de sous-effectifs qu’on retrouve à l’hôpital sont les mêmes dans le privé et l’épidémie a été l’occasion de multiplier les plans de suppressions de poste dans nombre d’entreprises. Au registre des attaques, Macron a en outre annoncé la couleur : réforme de l’assurance chômage dès octobre, réforme des retraites dès que possible.

Pour couvrir leurs attaques contre les travailleurs, les directions pourront-elles en plus (et au nom de la santé publique s’il vous plaît !) invoquer un nouveau motif de licenciement ?

Les démagogues et leur prétendue « Liberté »

Des manifestations ont eu lieu à nouveau ce week-end. Pas question pour les Philippot, Dupont-Aignan et Asselineau qui cette fois en ont pris la tête, de parler de tous ces sujets. Non, ils ont choisi d’invoquer la « liberté » individuelle de ne pas se faire vacciner. Belle démagogie. Rappelons que Philippot qui appelle depuis plusieurs mois à « brûler les masques » appelait l’année dernière au port du masque obligatoire en extérieur.

Et à ce petit jeu, le gouvernement n’est pas mauvais non plus, lui qui vantait dans ses clips la liberté de retourner au bowling. De part et d’autre, on nous vend une « liberté » dont on ne sait plus ce qu’elle veut dire : match au stade avec les deux doses ou devant sa télé sans pass sanitaire ? Cinéma ou Netflix ? Resto ou Deliveroo ?

Depuis un an, la principale limitation à notre liberté collective est cette politique sanitaire qui vise surtout à ne pas vouloir déranger les patrons.

Oui, il faut prendre la rue, mais pour nos véritables revendications, pour imposer au gouvernement et au patronat d’autres obligations : interdire les licenciements, pas de salaire en dessous de 1 800 euros net par mois ! Pas de contrats précaires. Des centaines de milliers d’embauches ! Contre Macron et ceux qu’il protège, sans se laisser duper par tous les démagogues obscurantistes, « Cassons ce système avant qu’il ne nous fasse la peau ! »

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