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Macron et le Medef sur le sentier de la guerre

Pas touche à nos retraites ! Partage du travail entre tous sans perte de salaire !

(Photo - copyright : Photothèque Rouge /JMB.)

La crise sanitaire n’est pas terminée, le variant delta menace, de nombreux travailleurs ne prendront pas de congés, d’autres recherchent péniblement un emploi après avoir été jetés au chômage pendant cette période. La République en Marche s’est pris une nouvelle gifle électorale, mais le gouvernement tient à faire passer un message : il va falloir travailler plus ! Notamment en reculant l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Se crever au travail deux ans de plus alors que la jeunesse pointe au chômage ? Pas question !

En déplacement dans le Lot début juin, Macron avait tenté d’opposer les retraités gagnant moins de 1 000 euros à ceux qui gagnent plus… Sous-entendu, à ceux-là de faire des sacrifices ! Et de répéter comme un perroquet dans la suite de ses prédécesseurs : « la France est un des pays où l’on travaille le moins ».

Lui et ses ministres ont ouvert les vannes des centaines de milliards d’aides au patronat et en particulier aux grands groupes capitalistes : les fortunes de 42 milliardaires français sont passées de 249 à 420 milliards en un an. Les journaux économiques observent avec béatitude les records boursiers du CAC 40. Si Macron et consorts osent demander des sacrifices aux travailleurs, ce n’est pas pour régler une quelconque urgence économique mais parce qu’ils sont les porte-voix de l’offensive accélérée que mènent les groupes capitalistes, les Renault, Sanofi, Auchan ou Air France.

Ces profits ne tombent pas du ciel

Combien de plans de licenciements, de recrutements gelés obligeant ceux qui ont un emploi à trimer pour deux ? Combien de jours de repos volés ou imposés par des employeurs qui profitent de la situation pour dicter leur loi ? Combien de contrats précaires, à mi-temps au lieu d’embauches en CDI ? Même le télétravail a été une occasion de mettre la pression sur des salariés qui ne comptent plus leurs heures, isolés chez eux.

Dans les services publics, c’est la même pression accrue : à la SNCF, à La Poste, dans les hôpitaux ou chez les territoriaux, on ne compte plus les postes vacants, sur lesquels pourraient être embauchés les jeunes en galère, ou les jours de repos et primes supprimés. Le gouvernement veut faire payer aux travailleurs et aux classes populaires le coût exorbitant des aides déversées au patronat pendant cette crise en saccageant les services publics, l’assurance chômage et nos retraites.

De fins stratèges ?

Comment nous imposer de travailler jusqu’à 64 ans ou de cotiser plus longtemps ? Le président du Medef et ses ministres hésitent : avant ou après les présidentielles ? Car ils craignent les réactions du monde du travail, comme lors des grèves de 2019 qui ont enterré la retraite à points, la précédente tentative de nous faire les poches.

Déconfiner notre colère et nous organiser

Ils ont bien raison de nous craindre : au mois de juin, les salariés des hypermarchés Auchan, confrontés à plus de 3 000 suppressions d’emplois et à l’annonce d’une augmentation ridicule se sont mis en grève. Les travailleurs des aéroports de Paris (ADP) organisent des grèves et manifestations depuis un mois contre une baisse de 20 % de leurs revenus et contre les suppressions d’emplois. Dans bien des secteurs, automobile, fonderies, SNCF, territoriaux, des travailleurs répondent aux attaques. L’étape à franchir sera de se coordonner face à la rapacité patronale et à ses aides de camp du gouvernement.

Macron prépare sa rentrée en recevant ce 6 juillet les dirigeants des centrales syndicales. Ce n’est pas dans les salons que nous imposerons de prendre sur les profits pour l’augmentation des salaires, les embauches massives nécessaires pour partager le travail entre tous et en finir avec le chômage. C’est dans les grèves et dans la rue et le plus tôt sera le mieux. Comme le dit Bruno Le Maire au sujet du vol programmé de nos retraites : « Ne jamais remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ».

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