Deux semaines après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié le Covid-19 de « pandémie », 2,6 milliards de personnes, soit plus d’un tiers de l’humanité, sont confinées – du moins soumises à ce régime de confinement à géométrie variable qui permet la continuation de l’exploitation salariée. Une situation ubuesque rendue indispensable par la trajectoire exponentielle de l’épidémie en l’absence de toute préparation sérieuse.
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Editorial L’Etincelle du 25 mars 2020
Activités « indispensables » : ceux qui comptent vraiment
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 25 mars 2020
Tous les soirs, à 20 heures, dans un grand nombre de rues, la population confinée se met à ses fenêtres pour applaudir les soignants. Et on en fait désormais autant avec les éboueurs applaudis à leur passage.
De la part de la population, cela exprime une véritable gratitude. Mais entendre les politiciens, les chefs d’entreprise afficher soudain leur admiration pour tous ceux qui sont « au front » dans la « guerre » contre le Covid-19, là, il y a de quoi se mettre en colère !
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Le gouvernement a fait voter ce weekend son « état d’urgence sanitaire » censé permettre de gagner la « guerre » contre l’épidémie. Mais ce n’est pas cet état d’urgence qui va améliorer l’état des urgences et du service public hospitalier, alors que les morts se comptent par centaines – y compris des soignants – et les malades graves par milliers dans des hôpitaux débordés, sans oublier la situation catastrophique dans les Ehpad. C’est la santé des entreprises qui intéresse plus le
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Etat d’urgence sanitaire
« Il faut sévir » ?... mais contre qui ?
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 22 mars 2020
« Il faut sévir », « durcir le ton », annoncent en cœur Macron et ses ministres. 100 000 policiers mobilisés dans le pays pour verbaliser. À commencer en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus pauvres. Haro sur les jeunes au bas des tours, fuyant leurs logements de cité surpeuplés. En un mot, gardes à vue au faciès ! Et discours moralisateurs au nom du civisme, à l’ensemble de la population. Mais les véritables inconscients, les premiers propagateurs de foyers de contamination, où sont-ils ?
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Lundi soir, Macron déclarait « la guerre » au Coronavirus : tous au combat et tous confinés, quelles que soient les conditions de chacun, sous peine d’amende. Il réclamait « l’union nationale » pour débloquer aux entreprises des centaines de milliards de fonds publics (nos impôts, quoi) afin de financer les pertes des entreprises, le chômage partiel, les annulations et reports de charges fiscales, etc. Le tout, pour poursuivre « l’effort économique », dans l’intérêt du patronat.
La -
Editorial de l’Etincelle du 17 mars
Coronavirus : Incohérences en haut, frondes sur les lieux de travail
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 18 mars 2020
Mardi soir, Edouard Philippe, après Castaner, Blanquer et Macron la veille, nous a asséné ses appels au civisme et à l’« union nationale ». Mais tous ces représentants du pouvoir sont nettement moins à l’aise face aux journalistes qui leur retransmettent des questions venues d’en bas. Car ils nient toujours leur propre responsabilité en matière de propagation du virus, liée aux dégâts de leur politique de santé. Ils en appellent donc à la population et sa responsabilité, aux -
Tout le monde fait davantage confiance aux virologues, urgentistes et biologistes pour nous dire quoi faire qu’à des politiciens qui n’y connaissent rien. Le pic n’est pas atteint, mais les hôpitaux sont déjà au point de rupture.
Dans le Haut-Rhin, on en est à choisir les malades pouvant être accueillis en service de réanimation : médecine de guerre, comme en Italie...
Les hôpitaux manquent de tout. Le fonctionnement repose sur le dévouement de personnels épuisés qui multiplient les services d’astreinte : si un soignant est atteint, personne pour le remplacer. Et prévoir des lits pour les malades atteints est un casse-tête alors que, depuis des années, l’administration ferme des lits et supprime des postes. On voit le résultat.
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Sous le coronavirus, la contestation couve toujours
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 9 mars 2020
« Notre système de santé est prêt et notre vigilance est au plus haut niveau. » Contre le coronavirus, le ministre de la Santé Olivier Véran a visiblement choisi l’arme de l’antiphrase et de l’humour involontaire, bien que le sujet ne prête pas à rire. Que le système de santé ne soit précisément pas prêt à gérer une épidémie comme celle-ci, faute de moyens et de personnels, c’est précisément ce que dénoncent depuis bientôt un an les hospitaliers qui ont encore battu le pavé le 14 -
Dix minutes à peine ! C’est le temps qu’il a fallu au gouvernement pour décider du passage en force de sa réforme des retraites au Parlement, espérant ainsi mettre un point final à près de quatre mois d’une contestation sociale inédite en France depuis des années.
La décision de recourir au désormais célèbre article 49 alinéa 3 de la Constitution a été prise en catimini, presque honteusement, à la faveur d’un conseil des ministres convoqué exceptionnellement samedi dernier pour -
Coronavirus : une épidémie dans un système de santé asphyxié
Éditorial des bulletins L’Étincelle Société 2 mars 2020
Face à l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a mis les moyens dans la communication gouvernementale : annonces de mesures d’ampleur, de la fermeture un jour plus tôt du Salon de l’agriculture… jusqu’aux bénitiers des églises vidés. Mais des moyens justement, c’est ce que réclament les professionnels de santé depuis des années. Comme l’a rappelé un médecin neurologue rencontré par Macron au cours de sa visite à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière : « L’hôpital public est en train

