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« Ce n’est pas trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour ne pas le faire » annonce Christophe Clergé, président de Plastalliance, un syndicat patronal de la plasturgie, en avant-propos d’un « Guide de l’accord de performance collective comme socle social de l’entreprise ». Ce livre blanc (et pas rouge) propose des APC « clés en main », longs d’une soixantaine de pages, qui couvrent « tout le spectre des aménagements possibles de l’organisation du travail » : rémunération, temps de travail, forfait
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Quand le droit s’adapte aux pratiques des employeurs
Convergences Politique 13 décembre 2017
La loi Travail de 2016 a étendu certaines protections issues du droit du travail aux chauffeurs, livreurs à vélo, formateurs et autres « ubérisés » recourant à des plateformes électroniques. Manière de reconnaître leur statut de salariés subordonnés ? Au contraire. En créant un régime spécifique, dans un chapitre bien à part du code du travail, la loi les a un peu plus exclus du cadre général du salariat.
Les miettes ? Un ersatz de droit de grève – les « mouvements de refus concerté de fournir leurs services »
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La forme et le fond
Convergences Politique 5 octobre 2017
Le Code du travail, comme toute la législation bourgeoise, est un maquis dans lequel les travailleurs ont bien du mal à savoir sur quoi ils peuvent s’appuyer face aux patrons, puis à le faire prévaloir, parce qu’une loi, ça s’interprète, ça se chipote, ça se plaide… ce qui peut durer des années et coûte de l’argent ! Mais autant s’y attarder tout de même (en sachant que le gouvernement s’attaque déjà au chantier suivant, l’Assurance chômage, pour passer à celui des retraites…).
Mais d’abord, évacuons un faux -
Tout à l’accord d’entreprise
Convergences Politique 5 octobre 2017
Pour que les patrons aient les mains libres, le premier grand chantier des ordonnances, c’est la mal-nommée « inversion de la hiérarchie des normes » dont il a déjà été question avec la loi travail, selon laquelle, de fait, ce serait l’entreprise – ou plutôt le patron – qui ferait la loi. Subtilité : les dispositions prévues par la loi ne disparaissent pas mais deviennent supplétives, c’est-à-dire ne s’appliquent qu’en l’absence d’un accord d’entreprise. Bien évidemment, ces accords d’entreprise, qui priment
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La loi Travail, dégage !
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 29 février 2016
Leurs attaques contre les travailleurs, à nous tous de les faire remballer ! La loi Travail de Myriam El Khomri, c’est la réforme du Code du travail que réclamaient depuis très longtemps le Medef et les manitous du CAC 40. Sarkozy et Chirac n’avaient pas osé exaucer leurs vœux, mais Hollande et Valls, si ! Leur réforme, c’est d’abord rendre les licenciements moins chers et plus faciles pour les patrons.C’est remettre en cause la réglementation du temps de travail, avec des journées de 12 heures, des -
Réforme du Code du travail : Pitié pour les patrons !
Éditorial des bulletins L’Étincelle Politique 22 février 2016
Pauvres patrons ! Qui pourrait imaginer leurs soucis, leurs angoisses, leurs cauchemars ? Heureusement, Hollande est là, à leur chevet, pour leur tenir la main. Il compatit… Et voici le projet de loi de sa ministre du travail, El Khomri : une refonte du Code du travail rêvée par la droite et le Medef, dernière salve de l’artillerie lourde que le grand patronat dirige contre les travailleurs.
Hollande au chevet de nos malades imaginaires…
« Je souffre », je « manque de liberté », se plaint le
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Code du travail : Les tâcherons du Medef à l’œuvre
Convergences 6 octobre 2015
Le gouvernement a chargé une commission dirigée par Jean-Denis Combrexelle – ancien directeur général du travail entre 2001 et 2014 – de faire subir une cure d’amaigrissement aux textes qui réglementent les rapports entre employeurs et salariés. Avec comme argument principal que le Code du travail serait trop gros, illisible pour le patronat et l’empêcherait ainsi d’embaucher.
La ficelle est bien grosse. Épais, le Code du travail ? Pas plus que le Code civil, le Code de commerce et bien d’autres… -
La « modernisation du marché du travail » sauce Sarkozy et Parisot : 100 ans en arrière !
Convergences Politique 17 janvier 2008
« Avant fin 2008, la vraie flexisécurité à la française aura vu le jour » , a déclaré François Fillon dans Les Échos du 10 décembre 2007. Une référence au « système danois » qui aurait la vertu d’allier liberté totale pour l’employeur de licencier et haut niveau de protection sociale pour le salarié. Érigé en modèle… à droite comme à gauche.Tel serait le but fixé par le gouvernement aux négociations sur la « modernisation du travail » qui se déroulent depuis septembre 2007 et viennent de s’achever. Les «
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Code du Travail ou code du Capital ?
Politique 27 février 2004
A la mi-janvier, suite à la publication dans la presse du rapport de Michel de Virville, commandité par le gouvernement et proposant entre autres un nouveau statut précaire, le contrat de projet ou contrat de mission (un CDD nouveau, de longue durée !), le secrétaire du Parti socialiste François Hollande a lancé « un appel à toute la gauche pour que chacun se mobilise ». Le Monde du 17 janvier titrait : « La gauche cherche à constituer un front unique ». Tout de suite les grands mots ! Pour ce qui -
Le Medef à l’assaut du droit du travail
Convergences Politique 22 novembre 2002
C’est peu dire que les discussions au sommet entre partenaires sociaux ne passionnent généralement pas les foules. Encore moins quand, sous l’intitulé rébarbatif « voies et moyens de la négociation collective », elles débouchent sur une simple « position commune », comme ce fut le cas au beau milieu de l’été 2001 entre certaines organisations patronales (Medef, CGPME…) et syndicales (FO, CFDT, CGC, CFTC).
Pourtant, dans les salons patronaux comme les nombreux cercles, revues, clubs et « réseaux » où des
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Les contrats de travail sauce MEDEF : Pour des travailleurs licenciables et exploitables à merci
Convergences Politique 1er octobre 2000
En présentant leurs projets de nouveaux contrats de travail, les patrons invoquent sans vergogne la nécessité de « lutter contre la précarité ». Estimant qu’en raison de leur limitation à 18 mois, les CDD et l’intérim ne peuvent satisfaire aux « exigences de la nouvelle économie, aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises, à l’obsolescence rapide des produits mis sur le marché et l’explosion de nouvelles technologies », ils veulent mettre en place deux nouveaux types de contrats visant à « apporter
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