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- Les coteries dirigeantes, dont la famille de Bouteflika n’est qu’un des clans, n’avaient pas réussi à s’entendre sur le choix du successeur. Le statu quo (faire avaliser un cinquième mandat pour Bouteflika) faisait office de solution. Pourvu que le peuple ne s’en mêle pas. Manque de chance, jeunes et moins jeunes sont sortis par centaines de milliers dans la rue. Du coup, dans les couches dominantes aussi il devenait utile d’y montrer le bout de son nez, pour ne pas risquer d’être assimilé à ce
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Algérie : face à la révolte sociale, le vrai-faux recul du clan Bouteflika
Éditorial des bulletins L’Étincelle Monde 12 mars 2019
Bouteflika, le Président algérien, a annoncé qu’il renonçait à se représenter pour un 5e mandat... C’est évidemment un signe de panique face à l’immense mouvement populaire qui a déferlé dans les rues des villes algériennes depuis trois semaines. Mais ceux qui dirigent dans l’ombre de Bouteflika ont repoussé les élections présidentielles à l’issue d’une conférence nationale qui déboucherait sur une nouvelle constitution et de nouvelles élections... Le tout conduit par l’ex-ministre de l’Intérieur Noureddine
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Algérie : Une première victoire de la révolte sociale
Éditorial des bulletins L’Étincelle Monde 11 mars 2019
Bouteflika, le Président algérien, vient d’annoncer qu’il renonce à se représenter à l’élection présidentielle ! C’est le résultat des immenses manifestations contre lui et son régime. Les manifestants refusaient le 5e mandat d’un président grabataire – s’il n’est pas déjà mort ! –, prête-nom d’un appareil d’État corrompu tenu en laisse par une armée omniprésente. Les défilés, composés en grande partie de femmes, ont été énormes. Avec des slogans d’une inventivité qui allait bien au-delà de la personne de
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El Khomri sans frontière
En Algérie les travailleurs ripostent au projet de retarder l’âge de la retraite
Convergences Monde 29 juin 2016
C’est à la veille du mois de ramadhan, période où l’activité aussi est en sommeil (donc, croit-on, plus propice à faire passer les mauvais coups), que le gouvernement algérien, par le biais d’une tripartite gouvernement-patronat-syndicats, est passé à l’offensive. Il a décidé de supprimer la possibilité de prendre une retraite anticipée après 50 ans (au lieu de l’âge légal qui est de 60 ans), avec une retraite proportionnelle aux années de travail, ou pleine pour ceux qui ont 32 années de cotisation.
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Algérie : calme avant la tempête ?
Convergences Monde 28 janvier 2013
La prise d’otages sur le site de BP, conséquence du choix du président Bouteflika de s’engager derrière « la France » dans l’aventure guerrière malienne, et la tuerie organisée par l’armée algérienne en retour, pourraient bien bousculer le compromis social que le gouvernement algérien, grâce à la manne pétrolière, parvenait jusque-là à maintenir face aux tempêtes du monde arabe. C’est cet engagement algérien, à reculons mais sans réserves, que François Hollande est allé décrocher à Alger en décembre dernier, plus
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Leçons d’Algérie : De la révolte d’octobre 1988, au retour de la dictature de l’armée
Convergences Monde 10 mars 2011
La montée du courant islamiste en Algérie après les émeutes d’octobre 1988, qui avaient ébranlé le régime du général Chadli, puis la guerre de presque dix ans entre l’armée et les groupes islamistes servent de prétexte aujourd’hui à ceux qui prêchent le calme ou la patience d’attendre une voie « démocratique pour le changement » aux opprimés d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte ou d’ailleurs. C’est au contraire la faillite de tous ces postulants au pouvoir que la population algérienne a payé si cher.
En octobre 1988, -
Algérie : Pour que la révolte porte enfin ses fruits
Convergences Monde 29 janvier 2011
Le 18 janvier, à la Bourse du travail d’Alger, le secrétaire général du syndicat officiel, l’UGTA, réunissait quelque 1 000 syndicalistes de la région. Il les appelait à maintenir un « climat sain et serein dans le milieu professionnel » et les mettait en garde « contre tout dérapage » , car, ajoutait-il, « quelles que soient les difficultés et les problèmes auxquels nous sommes confrontés, aucune personne n’a le droit de perturber le pays ».
Et Sidi Saïd de dénoncer les médias étrangers qui dénigrent
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L’exemple algérien : du nationalisme progressiste à l’islamisme réactionnaire
Convergences Monde 28 juin 2006
Les régimes nationalistes laïques (même si ce terme est bien impropre) ont pavé la voie à la réaction islamiste de deux manières. D’abord, bien sûr, en échouant à améliorer le sort de la population pauvre qui, au début, avait mis en eux d’immenses espoirs. Mais aussi en recourant consciemment eux-mêmes au classique opium du peuple qu’est la religion dans le but de faire pièce à d’éventuelles oppositions politiques ou d’endormir des révoltes sociales. L’Algérie est un cas d’école.
En 1962, le parti qui a -
Algérie : Derrière la querelle Bouteflika-Benflis
Convergences Monde 12 janvier 2004
En ces derniers jours de l’année l’annulation par la justice des résultats du 8e congrès du FLN, tenu en mars 2003, est le dernier rebondissement en date d’une période d’activité politicienne fébrile et presque étonnante ! En tout cas pour l’Algérie qui n’avait guère connue jusque là une situation où plusieurs candidats aux élections présidentielles semblaient avoir des chances réelles de l’emporter.
Depuis un an la dictature des militaires aurait-elle faibli ?
La démocratie ?
Il y a eu d’abord
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Algérie : Après le boycott des élections
Convergences Monde 9 juillet 2002
Les élections législatives du 30 mai en Algérie ont été un camouflet pour la dictature. La Kabylie, en révolte depuis plus d’un an, a connu une véritable mobilisation contre le scrutin. Des milliers de gens ont coupé les routes et voies ferrées, occupé les lieux de vote, brûlé les urnes, affronté les forces de l’ordre et finalement bloqué l’activité par la grève générale.
Dépassant de loin la fraction kabyle de la population, 15 wilayas (régions) sur 49 ont boycotté le scrutin, 52,5 % d’électeurs se sont
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L’Algérie en mouvement
Monde 11 janvier 2002
Le 3 janvier dernier a eu lieu à Béjaia, la deuxième ville de Kabylie, une manifestation pour la libération des emprisonnés et contre les fausses négociations engagées par le pouvoir. Le succès important de cette première manifestation de 2002 (la presse algérienne a fait état de centaines de milliers de personnes) a rappelé que 9 mois de répression, 107 morts, des milliers de blessés et de multiples opérations de division et de démoralisation n’ont pas réussi à casser la révolte contre le "pouvoir -
Révolte en Kabylie, Révolte en Algérie
Convergences Monde 1er août 2001
Un million de manifestants dans les rues d’Alger le 14 juin ont conspué le régime militaire au cri de « pouvoir assassin ». Mais celui-ci, loin d’entendre les revendications de la révolte, a aggravé la répression : multiplication des arrestations arbitraires, maisons brûlées dans des quartiers où la population a pris fait et cause pour les manifestants, etc… A une centaine de morts et des milliers de blessés se sont rajoutés des dizaines de disparus, arrêtés par les forces de l’ordre et dont les familles
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Chronologie de la révolte
Convergences Monde 1er août 2001
18 avril Massinissa Guermah est assassiné dans une gendarmerie à Béni Douala, près de Tizi Ouzou.
19 avril Manifestation de 10 000 personnes à Tizi Ouzou à l’appel du Mouvement Culturel Berbère (MCB).
22 avril Suite à l’arrestation de trois lycéens, émeutes à Amizour, région de Béjaïa.
23 avril Emeutes à Béni Douala.
25 au 27 avril Les émeutes font 9 morts. Les forces de l’ordre tirent à balles réelles. Le FFS annule une marche pacifique conçue pour calmer les manifestants. Des comités de villages échouent -
La guerre d’indépendance
Convergences Monde 1er août 2001
La guerre d’Algérie a duré de 1954 à 1962, avant d’aboutir à l’indépendance en laissant un pays ruiné, 500 000 morts du côté algérien et 30 000 du côté français. Elle a revêtu un caractère assez particulier au sein de la révolution coloniale car l’Algérie était une « colonie de peuplement » avec près d’un million de Pieds noirs pour la plupart originaires de la métropole et en France une immigration algérienne formait une fraction notable de la classe ouvrière.
Le mouvement nationaliste algérien est né en 1926
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FLN : du parti unique à la dictature militaire
Convergences Monde 1er août 2001
Même s’il proclame dans la constitution de 1962 la « République algérienne démocratique et populaire », dès le début le pouvoir du FLN a été une dictature. C’est la conséquence logique de ce qu’était le FLN, dès sa fondation en 1954, quand il lance l’insurrection armée contre l’impérialisme français. C’est dans la droite ligne de sa politique pendant la lutte d’indépendance qu’il a dirigé de façon dictatoriale sans tolérer d’opposition ni chercher à donner le moindre droit de contrôle à la population.
Un programme -
Les années 1980 : la contestation populaire
Convergences Monde 1er août 2001
Au tournant des années 1980, l’Algérie indépendante va vers ses vingt ans. Deux décennies durant lesquelles la société algérienne a connu des bouleversements sans précédents. Entre 1962 et 1988, la population a presque triplé, pour atteindre 23 millions d’habitants. L’Algérie paysanne de l’indépendance est devenue majoritairement urbaine, et le poids de la classe ouvrière s’est considérablement alourdi : le nombre d’ouvriers industriels passe de 110 000 en 1962 à 750 000 en 1980, puis un million en 1988. A
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