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Convergences  révolutionnaires
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Edito des bulletins d’entreprise

- Le 29 septembre 2014

Les pilotes d’Air France ont tout de même fait remballer un des rêves de leur PDG

Après 14 jours de grève, les pilotes d’Air France ont repris le travail. Sans avoir gagné sur toutes leurs revendications, loin de là, en particulier sur un contrat unique pour les pilotes d’Air France et de sa filiale low-cost Transavia France. En revanche, et malgré les vantardises de Valls, ils ont réussi à faire caner le gouvernement et le PDG qui ont dû annoncer l’annulation du projet Transavia Europe.

La politique de la compagnie soutenue par le gouvernement

En deux ans Air France a supprimé près de 10 000 postes et annoncé début septembre son projet « Transavia Europe », sa filiale low-cost. Au programme : la mise en place de bases dans plusieurs pays où pilotes et hôtesses de l’air auraient été soumis à des conditions de travail et de rémunération locales tout aussi… low-cost. Sans compter que le personnel au sol devait évidemment être géré par des sociétés sous-traitantes.

Pour les pilotes, c’en était trop. Ils ont donc fait grève pour revendiquer entre autres l’abandon de ce projet.

L’intox du gouvernement et de la direction

Depuis le début de la grève, Valls et Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France, s’en prennent à ces « privilégiés » qui risqueraient de faire couler Air France. Si les pilotes d’Air France touchent des salaires bien plus élevés que les nôtres, rappelons celui d’Alexandre de Juniac, qui s’élève à 900 000 euros par an. Valls, quant à lui, s’en est pris aux « égoïstes », lui qui réserve son altruisme aux actionnaires privés de la compagnie. Sans compter qu’il n’y a rien d’égoïste à refuser des temps de récupération moins longs entre deux vols, car il en va de la sécurité des usagers.

Vieille tactique de division du patronat, celui d’Air France est allé jusqu’à mettre en scène un « rassemblement de salariés » devant le siège de la compagnie, cordialement invités sur leurs plannings à venir manifester devant les caméras contre la grève des pilotes. La direction a même fourni les banderoles !

Mais nous ne sommes pas dupes

S’attaquer aux salariés les mieux rémunérés d’une entreprise est une stratégie éculée de la part de certains grands groupes pour tenter de leur mettre à dos les autres salariés. Or l’aboutissement du projet Transavia Europe aurait signifié encore plus de dégradations de conditions de travail et de salaires pour l’ensemble des salariés d’Air France.

Le demi-recul obtenu par les pilotes est donc quand même un point marqué non seulement pour eux, mais pour tous les salariés de l’entreprise. Mais bien sûr, cette grève aurait eu plus de chances de gagner si les pilotes avaient unifié les revendications et s’étaient souciés d’entraîner les hôtesses, stewards et l’ensemble du personnel au sol, qui ont eux aussi bien des raisons d’exprimer leur colère. Car des luttes, il y en a eu d’autres à Air France depuis deux ans, comme celle des hôtesses et stewards de Cityjet, la filiale irlandaise d’Air France en 2012, ou plus récemment des agents de piste de Roissy ou encore des contrôleurs aériens en juin dernier.

Quelle piste pour tous les travailleurs ?

Les pilotes ont malgré tout montré qu’on peut semer la panique au gouvernement et dans les conseils d’administration du grand patronat. Qu’on peut les faire reculer, au moins un peu. Mais pour parvenir à une réelle victoire, et pas seulement dans l’aéronautique, il s’agit de se mobiliser ensemble, au-delà de nos catégories et professions respectives.

En tout cas, il faut se donner les moyens de leur faire ravaler leurs projets scélérats et leurs fanfaronnades. Derniers en date, Gattaz, le président du Medef, a fait un rêve : il a sorti mercredi dernier un nouveau projet contre les travailleurs. Il rêve de supprimer des jours fériés, de casser le SMIC, d’allonger le temps de travail, de reculer encore l’âge de départ à la retraite... Et quoi encore ? Si la grève des pilotes leur a fait peur, alors nous avons les moyens, en coordonnant nos luttes, de devenir le pire cauchemar de Gattaz et consorts et de gagner vraiment.


Deux faces d’une même barbarie - 29 septembre 2014

L’intervention militaire des USA en Syrie et en Irak se poursuit, avec l’appui de la France et la Grande Bretagne. L’État Islamique (EI) est présenté dans nos médias comme l’incarnation de la pire barbarie. Mais cette barbarie, ce sont nos gouvernements, ceux des grandes puissances, qui l’ont eux-mêmes créée par l’exploitation de toutes les richesses du Moyen-Orient et la misère qui en découle.

En Irak, les guerres des USA et de ses alliés pour le pétrole, en 1991 puis depuis 2003, n’ont pas « libéré » la population. Après les bombardements, celle-ci a subi la répression des manifestations, les quartiers rasés en guise de représailles, les exodes de population. Et les occupants américains s’appuyaient tantôt sur une communauté, tantôt sur une autre, semant haine et division. C’est de cela qu’est sorti l’EI et qu’il a pu recruter parmi une jeunesse désespérée. Et ce sont les grands amis des USA (Arabie Saoudite, Qatar…) qui ont financé l’EI, car sa dictature sur les zones qu’il contrôlait empêchait les classes populaires de faire entendre leur propre voix contre la pauvreté.

La nouvelle guerre qui débute en Irak ne fera qu’aggraver la situation. Il faudra un nouveau « printemps arabe », allant plus loin que celui de 2011, pour débarrasser la région de ses dictateurs locaux comme de ses occupants qui en pillent les richesses !

Non à l’« Hôstérité » - 29 septembre 2014

Mardi 23 septembre, 1 500 travailleurs des hôpitaux venant d’une centaine d’établissements ont manifesté devant le ministère de la Santé. Impulsée par le mouvement « Convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité », dont les grévistes d’un hôpital ont pris l’initiative en s’adressant à tous, cette manifestation dénonçait baisse des budgets, dégradation des conditions de travail, sous-effectifs et conséquences pour les patients. Des problèmes qui sont partout les mêmes dans tous les services publics, et des suppressions d’emplois communes à tous dans le public comme dans le privé.

Une initiative qui en appelle d’autres, une méthode qui devrait nous inspirer.

Des choux, des patates et de l’oseille - 29 septembre 2014

Les légumiers de Bretagne ont détruit plusieurs tonnes de pommes de terre et de choux-fleurs lors de deux manifestations la semaine dernière. Ils ont également incendié un centre des impôts. Pour éteindre la contestation, le gouvernement leur a promis que des aides seraient versées « dès la semaine prochaine ».

De quoi calmer la colère des paysans ? Pas de tous. Car ce sont les plus gros qui toucheront le gros des subventions. Et sûrement pas de quoi cacher que dans ce système, des producteurs soient obligés de détruire une partie de leur production pendant qu’à l’autre bout de plus en plus de travailleurs ont du mal à se nourrir. Entre les deux, les bénéfices des mandataires aux halles et des grands de la distribution.

Archaïsmes - 29 septembre 2014

À l’occasion des élections sénatoriales de ce week-end, il était de bon ton pour certains commentateurs ou hommes politiques (surtout ceux qui craignaient de perdre), de dénoncer la survivance de cette chambre haute « archaïque » avec ses vieux privilégiés trop souvent absents et sur-indemnisés.

Mais, suppression du Sénat ou pas, ça ne changerait rien à la vie des travailleurs. Pas plus que ne change le fait qu’une majorité de droite vienne d’y remplacer une majorité de gauche (ou l’inverse hier). Présidents, ministres, députés sénateurs, mais aussi généraux ou hauts fonctionnaires, ne sont que les larbins des véritables privilégiés, le grand patronat et ses milliards. L’archaïsme dont il faut se débarrasser, c’est le capitalisme lui-même.

Indulgence pour les patrons fraudeurs - 29 septembre 2014

Selon un récent rapport de la Cour des comptes, les fraudes patronales aux cotisations sociales coûtent une vingtaine de milliards par an, soit 1 % du PIB. Le contrôle des patrons fraudeurs est si laxiste, voire inexistant, que ceux-ci échappent facilement au redressement et l’État ne récupère que des miettes, environ 0,2 % des sommes dues.

Ces grands fraudeurs sont rarement montrés du doigt, contrairement aux quelques chômeurs ayant oublié de remplir telle ou telle paperasse ou qui ne seraient pas en règle, stigmatisés par le ministre du Travail qui leur a déclaré la guerre.

Indulgence pour les patrons fraudeurs - 29 septembre 2014

Selon un récent rapport de la Cour des comptes, les fraudes patronales aux cotisations sociales coûtent une vingtaine de milliards par an, soit 1 % du PIB. Le contrôle des patrons fraudeurs est si laxiste, voire inexistant, que ceux-ci échappent facilement au redressement et l’État ne récupère que des miettes, environ 0,2 % des sommes dues.

Ces grands fraudeurs sont rarement montrés du doigt, contrairement aux quelques chômeurs ayant oublié de remplir telle ou telle paperasse ou qui ne seraient pas en règle, stigmatisés par le ministre du Travail qui leur a déclaré la guerre.

Autoroutes : des sociétés qui roulent sur l’or - 29 septembre 2014

L’autorité de la concurrence vient d’épingler les profits fabuleux des sociétés autoroutières privatisées en 2006 et cédées aux groupes Vinci, Eiffage et Abertis pour 14,8 milliards d’euros. La Cour des comptes estimait alors leur valeur à 24,8 milliards d’euros, soit un cadeau de 10 milliards fait par l’État à des groupes déjà milliardaires. A cela s’ajoutent 3,4 milliards d’avantage fiscal (intérêts d’emprunt déductible) et des bénéfices mirobolants de 20 à 24 %.

Pour leurs actionnaires cette pluie d’or continuera jusqu’en 2027-2033 grâce aux contrats accordés par l’Etat. Mais les caisses de l’État seraient vides : pour les classes populaires !

Un zombie de retour - 29 septembre 2014

Secret de polichinelle, Nicolas Sarkozy a fait son « retour ». Le cirque médiatique s’est mis en branle : plateau télé, radio et Unes des journaux nous l’ont présenté comme le scoop de la semaine. Celui qui parlait de « karcheriser » les jeunes de banlieue ou de chasser les immigrés, et a fait de Valls son émule, celui qui a fait la guerre désastreuse de Libye, suivi par Hollande en Afrique et en Irak, voudrait-il retrouver son immunité républicaine pour continuer à brasser ses affaires ?


Numéro 95, septembre-octobre 2014

Editorial : Irak : Obama et Hollande promettent de faire la guerre à la barbarie qu’ils ont eux-mêmes créée

Hôpitaux

Manifestation nationale des hospitaliers à Paris le 23 septembre !
Hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif (94) en lutte !
Hôpitaux de Paris : Quand les bonnes places remplacent la lutte de classe !
Groupe Hospitalier Paris Sud : Payer pour travailler… À l’Hôpital, c’est possible !

SNCF : retour sur la grève de juin 2014

Contre Hollande et Pépy, les cheminots ont montré les dents !
Quésaco ?
Au fil de douze jours de grève, et plus...
À Lyon Part-Dieu, on a traduit en revendications !
À Saint-Lazare, à Paris, une sacrée expérience engrangée !

La Poste

Un plan antisocial à combattre
Centre de distribution postale de Paris 15ème : Des grévistes soudés et fiers de leur mouvement

Intermittents et précaires

Une réforme du régime d’assurance chômage qui ne passe pas
Des « privilégiés » les intermittents ?
Les vrais profiteurs : les patrons de l’audiovisuel
Vu à la télé
Interview
Interview : Jours de colère aux « Nuits de Fourvière »

DOSSIER : Gaz de schiste : dollars et dégâts

Les nouveaux rois du pétrole
Fracking, fracturation hydraulique… de quoi parle-t-on ?
États-Unis : l’envers des profits
« Révolution » énergétique et enjeux impérialistes
Un produit dopant pour la pétrochimie
France : le bluff Total
Voir plus loin que la « transition énergétique »
À voir, à lire...

Les autres articles :

Irak : Pétrole, à qui profite le crime ?
Les Kurdes sous les feux de l’actualité
Après les bombes sur Gaza, Israël envoie ses bulldozers en Cisjordanie
Décès d’Ignace Garay, le militant de tous les combats
Ebola : « La coalition de l’inaction »
Ferguson (États-Unis) : La population s’empare de la rue pour réclamer justice
Où va le NPA ? Comment le reconstruire ? Par quel bout commencer ?

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