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Edito des bulletins d’entreprise

- Le 14 avril 2014

Oui, envoyons Vallser gouvernement et patrons du CAC 40 !

Manuel Valls, le nouveau contremaître du « gouvernement de combat » de Hollande, a donc annoncé la couleur : tout pour le CAC 40, une cacahouète pour les bas salaires… et ceinture pour la Santé, les budgets sociaux, les aides au logement. Entre autres. Décidément, ce n’est pas la colère des abstentionnistes aux municipales que Hollande a entendue.

Toujours plus de milliards au grand patronat !

Avec les mesures annoncées par Valls, le « pacte de responsabilité » promis au Medef viendra ajouter 10 milliards d’euros aux 20 milliards du « pacte de compétitivité » déjà mis en place. Et toujours pas l’ombre d’un engagement sur les « contreparties » en termes de créations d’emplois.

Pour près de la moitié, ces milliards viendront de la suppression pure et simple des cotisations patronales (santé, retraite, chômage…) sur les salaires au smic et de leur allègement jusqu’à 1,6 smic. Tant pis si ça incite les patrons à tirer les salaires à la baisse !

Le reste de ces aides doit venir d’une baisse des cotisations famille des patrons (dégressives mais cette fois jusqu’aux salaires de 3,5 smic, donc quasiment sur tous les salaires) et de la réduction de l’impôt sur les sociétés.

Des cacahouètes pour les salariés !

Pour l’autre volet promis par Hollande, dit « pacte de solidarité », Valls nous annonce une mesure pour les bas salaires. De quoi s’agit-il ? On n’augmente pas le salaire brut, pas même le smic : il faut que ça ne coûte rien au patron ! Mais on baisserait les cotisations des smicards et, de façon dégressive, des salariés touchant jusqu’à 1,3 smic. Soit une aumône de 40 euros sur le salaire net du smicard, et rien à partir de 1,3 fois le smic. Avec de l’argent pris là aussi dans les budgets sociaux, donc en amputant ceux de la Sécurité sociale et des caisses de chômage et de retraite, quitte à nous annoncer plus tard de nouvelles baisses des remboursements de soins, des droits au chômage ou des pensions de retraite.

Coupes sombres dans les services publics

Et comme pour les cadeaux aux patrons il faut bien de l’argent, Valls nous annonce 50 milliards d’euros de coupes budgétaires sur les trois prochaines années : tirs à volonté contre le budget des collectivités territoriales, celui de l’assurance maladie. Haro sur l’école, les hôpitaux, les transports publics, déjà asphyxiés. Moins de remboursements de santé, moins d’allocations aux étudiants, aux plus modestes, aux plus démunis.

Cette politique anti-ouvrière est aujourd’hui menée par les gouvernements de droite comme de gauche à travers toute l’Europe. Avec la grève générale de mercredi dernier en Grèce, les manifestations au Portugal, ou en Italie samedi, ces attaques contre les travailleurs ne restent pas sans réponses.

En France, la marche contre l’austérité a réuni environ 25 000 manifestants samedi dernier à Paris. Parmi les principaux organisateurs, le Parti de gauche et le PCF avaient avant tout des visées électoralistes, eux qui appellent à s’unir dans les urnes, beaucoup moins dans les luttes et dans la grève. Mais pour bien des salariés, pas satisfaits de la riposte inexistante préparée par les directions syndicales, c’était une occasion dont ils se sont saisi pour dire leur rejet de ce gouvernement.

L’opposition véritable à ce gouvernement et sa politique patronale ne peut venir que des travailleurs et des chômeurs eux-mêmes

Il ne faudra pas attendre les consignes improbables des dirigeants nationaux des appareils syndicaux. Ce sera tous ensemble, dans la rue et dans la grève, que nous pourrons mettre un coup d’arrêt à l’offensive du pacte de responsabilité et imposer les mesures de sauvegarde du monde du travail : l’interdiction des licenciements et des suppressions de postes, le partage du travail entre tous sans perte de salaire, l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima sociaux.


Peuple ukrainien : ni le FMI ni Poutine ne sont ses amis ! - 14 avril 2014

La situation est plus que confuse en Ukraine. Les chefs de l’Union européenne et des USA d’un côté, de la Russie de l’autre, tous adeptes du capitalisme, font assaut de propagande mensongère. Moscou serait fauteur de chaos en Ukraine, disent les premiers. La révolte de Maïdan aurait été fomentée par des fascistes, répond Poutine, qui craint évidemment que, dans l’immense Fédération de Russie, Maïdan fasse des adeptes. Les deux parties s’invectivent, excitent les nationalismes, font planer des menaces guerrières… tout en continuant leurs business : pétrole, ventes d’armes, pognon et profits d’abord !

En Ukraine, les partis politiques qui disent représenter la mobilisation qui a mis en déroute le régime corrompu de Ianoukovitch, s’activent pour gagner les nouvelles élections prévues en mai. Celui qui est donné favori, Porochenko, est le « roi du chocolat », un des oligarques du pays aussi peu ami des travailleurs que celui qui a été déboulonné.

Pour ceux des classes populaires qui se sont mobilisés ou ont soutenu les mobilisations, que ce soit à l’ouest du pays comme à l’est, dans cette région minière du Donbass des plus déshéritées, c’est d’intérêts vitaux d’emploi et de salaire qu’il est question. Que vont devenir les classes populaires sous les diktats du FMI ou les chantages de Poutine ?

Les travailleurs d’Ukraine doivent se défier de tous, et prendre eux-mêmes leur sort en mains.

Nouvelles attaques contre la santé - 14 avril 2014

Le gouvernement prévoit de faire 20 milliards d’économies sur le dos de la Santé. Il compte s’attaquer à la fois aux malades et au personnel hospitalier.

De nouvelles restrictions de remboursement de soins sont prévues, ce qui va augmenter encore le nombre de personnes qui ne peuvent plus se soigner correctement. Le personnel des hôpitaux, déjà surmené, est également visé : diminution des effectifs et suppression de RTT sont au programme, bien que le manque de personnel soit aujourd’hui dramatique dans beaucoup de services hospitaliers. Cette politique est criminelle, au vrai sens du terme.

Un quart des SDF travaillent - 14 avril 2014

Le nombre de sans-domicile a augmenté de 50 % entre 2001 et début 2012, pour atteindre le chiffre de 141 500 personnes. Parmi eux, 30 000 enfants et 25 % d’adultes qui avaient un travail ! Ces chiffres d’une enquête de l’Insee ont certainement encore augmenté en 2013 et 2014. Les prix des logements ont flambé et les salaires n’ont pas suivi. Pour une partie des travailleurs, ils ont même baissé en raison de la précarité et des temps partiels sous-payés qui se multiplient.

Cette situation qui pousse le monde du travail dans la misère n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique menée par le grand capital et les gouvernements qui le servent. Seule une lutte d’ensemble, résolue et déterminée, pourra les arrêter.

Anguille électrique - 14 avril 2014

Vingt-huit millions de foyers vont recevoir bientôt une facture de 20 à 40 euros environ correspondant à la hausse rétroactive des tarifs EDF. Car même si le gouvernement Ayrault s’était engagé à limiter cette hausse à 2 %, EDF n’a pas manqué de faire l’anguille en recourant au Conseil d’État, qui lui a donné raison, estimant qu’une telle limitation ne permettait pas à EDF de couvrir ses frais de production. Les patrons disposent de nombreux moyens juridiques pour continuer à augmenter leurs profits… et le gouvernement s’en accommode parfaitement.

On prend le même et on continue - 14 avril 2014

En Algérie, l’élection présidentielle du 17 avril s’annonce sans surprise. Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis quinze ans, commencera sans doute un quatrième mandat. Quant à dire s’il le finira, rien n’est moins sûr au vu de son état de santé. Mais, s’il est candidat, c’est que les classes dirigeantes (grands patrons et chefs de l’armée) ont dû juger qu’il était le plus à même d’assurer la stabilité du régime pour que prospèrent leurs affaires.

Et si le mouvement de protestation Barakat n’a pas eu grand succès, c’est que son seul souci est de ravaler la façade du régime avec une « nouvelle Constitution », en se moquant éperdument des préoccupations quotidiennes des classes populaires : coût de la vie et chômage. Élection ou pas, celles-ci devront faire entendre leur propre voix. En Algérie comme en France.

Du monde sur la ligne - 14 avril 2014

Numéricable va donc racheter SFR après moult épisodes dignes de Dallas et son univers impitoyable : guerre entre Bouygues et Vivendi (qui possède SFR), accord entre Free et Bouygues pour le rachat du réseau, soutien de Orange à l’offre de Bouygues…

Jusqu’à Montebourg qui appuyait le magnat du BTP, soi-disant au nom du sauvetage des emplois. Son poulain a perdu. Quant aux emplois, il ne faut compter sur aucun d’entre eux : depuis 2012, Orange a annoncé la suppression de 5 000 emplois, Bouygues plus de 500 et SFR 850.

Pour sauver les emplois, il ne faudra pas compter sur ces rapaces ni sur leurs copains ministres.

Petit arrangement entre « ennemis » - 14 avril 2014

En Italie, deux laboratoires pharmaceutiques suisses viennent de se faire condamner à une amende de 182,5 millions d’euros pour accord illicite. Novartis facturait en effet 900 euros par mois son Lucentis, seul traitement disponible sur le marché pour traiter une grave maladie des yeux. Là où l’affaire devient louche, c’est que son « concurrent », Roche, a développé un médicament similaire beaucoup moins cher (30 à 50 euros)… mais n’a jamais demandé sa mise sur le marché.

La libre concurrence pour les capitalistes consiste surtout à décider qui empoche les profits.

Cambodge : dans l’industrie textile, la lutte continue - 14 avril 2014

Dans ce pays, les ouvrières du textile sont en butte à une exploitation forcenée, pour le plus grand profit des grandes marques occidentales du prêt-à-porter : rivées à leur machine à coudre 10 heures par jour, 6 jours sur 7 avec des cadences infernales. Pour 120 dollars par mois en comptant les heures supplémentaires imposées, elles s’entassent le soir à 7, 10, parfois 15 dans des réduits de 10 m².

Les syndicats réclament le doublement du salaire minimum de 80 dollars, soit 160 dollars mensuels, somme encore dérisoire qui sera vite rongée par l’inflation. Ils appellent à ne pas revenir travailler le 17 avril après les congés du Nouvel An khmer. Malgré la répression sanglante du 3 janvier, où la police avait tiré sur une manifestation des ouvriers du textile faisant 5 morts, et malgré l’interdiction de manifester, la lutte contre l’exploitation continue.


Numéro 92, mars 2014

Editorial : Élections Municipales du 23 mars 2014 : Dire non à ce gouvernement des patrons mais oui à l’extrême gauche, et à son programme lutte de classe

Ukraine

Sous les pavés de Maïdan, la colère sociale ?
Trois mois d’une mobilisation tenace
Svoboda
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Fédération de Russie : Les travailleurs immigrés dans la jungle capitaliste
Poutine, un « ennemi » qui vous veut du bien
Manifestations de masse dans tout le pays contre les licenciements : Bosniaques, Croates et Serbes tous ensemble, ouais !

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« C’est quoi ce bordel sur mon train ? » : les cheminots vous expliquent tout
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Copé & Co. se donnent un genre : la manip pour tous !
IVG, les réacs à l’attaque… pas seulement en Espagne
En France, l’interruption de grossesse en détresse
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Tunisie : une constitution démocratique ? Non de dieu !
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Quelques souvenirs militants à propos de Pete Seeger, chanteur de la contestation sociale américaine
Théâtre
Un film
À lire… pour tout savoir sur ceux qui réparent les locomotives

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