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Edito des bulletins d’entreprise -
Le 30 août 2010
Démagogie raciste, attaques sur les retraites : il y a urgence à riposter !
Depuis un mois, Sarkozy s’est distingué sur le terrain de la « sécurité » et de l’immigration. Son gouvernement, à sa suite, a multiplié les annonces démagogiques et xénophobes. Son complice Hortefeux, ministre de l’Intérieur se fait une joie à mettre en place des charters qui renvoient des Roms ou des expulsions de camps de gens du voyage. Avec en toile de fond, tout un discours nauséabond qui fait l’amalgame entre insécurité et immigration.
Non aux attaques contre les Roms !
Les premiers attaqués ont été les Roms, une population pauvre et victime de bien des préjugés. Ils seraient 15 000 en France. Ils se retrouvent renvoyés par centaines, au mépris de leur citoyenneté européenne, en Roumanie ou Bulgarie, des pays qui ne leur laissent aucune place et où ils vivent cantonnés dans la plus grande misère. Face aux critiques, y compris quelques unes issues de leur propre camp, Sarkozy et sa troupe ne font qu’en rajouter dans leur imitation du langage et du programme de Le Pen. Cet acharnement sur une population démunie est particulièrement révoltant.
Des partis de gauche, des associations et des syndicats appellent à des manifestations le samedi 4 septembre contre la xénophobie. S’y joindre sera bien sûr l’occasion d’exprimer le rejet de l’ignominie gouvernementale !
Une vieille ficelle...
Mais le choix de Sarkozy de monter d’un cran dans le flirt avec les thèmes de l’extrême-droite n’est pas innocent. Il est bien sûr à visées électorales, il veut récupérer les voix de Le Pen. C’est aussi une tentative de diversion, en pleine affaire Woerth-Bettencourt. Il espère aussi qu’avec les expulsions, les autres mesures du gouvernement passeront au second plan. Comme les mauvais coups qui se cachent derrière les mesures annoncées depuis le fort de Brégançon... Ainsi le gouvernement prétend s’en prendre aux niches fiscales pour trouver dix milliards. Mais tout en laissant indemne le bouclier fiscal... celui-là même qui a rapporté 30 millions d’euros à Liliane Bettencourt ! Et il s’agit encore moins de toucher aux milliards d’exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises, ces exonérations qui pèsent bien lourd sur les caisses de la sécurité sociale (y compris les caisses de retraites) et de l’Etat ! Toujours du côté des plus riches et des patrons ! Alors qui va payer ?
Les vrais problèmes
La réforme des retraites, c’est la même chose. Car derrière les arguments prétendument « démographiques », la logique gouvernementale, c’est bien de faire payer les travailleurs et d’épargner les patrons.
Le projet prévoit de faire passer l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, et l’âge pour bénéficier d’une retraite dite « à taux plein » de 65 à 67 ans. La conséquence de ces mesures, qui s’ajouteraient aux précédentes réformes des retraites, serait surtout de faire baisser les montants des retraites à venir. Avec cette réforme, accéder à une retraite correcte deviendrait de plus en plus difficile, pour ne pas dire impossible.
Les travailleurs n’ont aucune raison de laisser passer cette attaque frontale contre leurs conditions de vie. La diversion que tente le gouvernement en agitant insécurité et immigration est un piège... bien grossier. Les organisations syndicales appellent à une journée d’action de grèves et de manifestations le mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. C’est une occasion qu’il faut saisir. Bien sûr, une seule journée d’action ne suffira pas à faire reculer le gouvernement. Mais un succès sera un encouragement pour une riposte d’ensemble du monde du travail !
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