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Archives > Éditos L’Étincelle > 2017 > avril > 17

Pousser un coup de gueule, mais aussi préparer les luttes de demain

Votons Philippe Poutou

Les classes populaires ont bien des raisons d’être en colère contre les Fillon, les Macron, les Le Pen qui s’apprêtent à distribuer davantage encore de milliards au patronat. Afin de créer des emplois, disent-ils. Mais cela fait près de 35 ans qu’on nous ressert le même argument : présidents et ministres, de gauche comme de droite, ont tous continué à mettre les entreprises et leurs actionnaires sous perfusion d’argent public... Ça a créé un seul emploi ? Bien sûr que non ! Mais le chômage a explosé.

Il y a mieux à faire dans ces élections que de voter pour un de ces politiciens « qui a des chances » d’être élu. « Poutou ? Il dit ce qu’on pense tous ! Il parle comme nous ! » : voilà ce qu’on entend dans cette campagne dans la bouche des travailleurs sur les marchés, dans les ateliers ou les bureaux. Mais, le plus souvent, pour ajouter : « Mais à quoi ça sert de voter pour lui ? Il n’a aucune chance de passer ! »

Peut-être. Mais nous savons tous, par expérience, que quel que soit celui qui sera élu, la politique sera la même, celle que déciderons les patrons dont tous ces politiciens ne sont que les larbins, cette politique au service des riches que nous subissons depuis tant d’années

Les élections sont une des rares occasions où l’on nous demande notre avis. L’occasion de pousser un coup de gueule contre leur société, contre le système capitaliste, qui écrase le plus grand nombre pour que les riches s’enrichissent davantage.

Pousser un coup de gueule, ça fait du bien, mais ça ne suffit pas . Il faut préparer demain. Et l’après-élections sera fait d’attaques contre le monde du travail. Quand les Fillon, les Macron, les Le Pen nous annoncent du « sang et des larmes », c’est bien la seule promesse qu’ils sont prêts à tenir ! Derrière eux se tient le monde avide des actionnaires, de la bourgeoisie qui veillera à ce que président et ministres continuent à démanteler le code du Travail, à taper dans les effectifs des services publics, à diminuer les retraites et les remboursements de la Sécu, à baisser les salaires, à nous faire travailler plus sans nous payer plus.

« Il n’y a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun » (l’Internationale)

Et là, que proposent un Hamon, ou même Mélenchon ? « Votez pour moi, et je vous protègerai ». Sans blague ! Mitterrand, Jospin, Hollande n’avaient pas dit autre chose... On a déjà donné !

Seuls les candidats d’extrême gauche ne font aucune promesse électorale . Philippe Poutou et ses camarades de Ford ont dû se battre pour défendre leurs emplois, et devront recommencer comme tant d’autres parmi nous. Aucun politicien n’était venu à leur aide et ils n’avaient eu à compter que sur eux-mêmes.

Voter pour Philippe Poutou, ce n’est pas seulement pousser un coup de gueule, c’est aussi affirmer que nous ne comptons que sur nous-mêmes, que nous nous préparons pour les luttes de demain. Les points de son programme, ce ne sont pas des promesses, ce sont des objectifs pour nos luttes :

  • Interdiction des licenciements
  • partage du travail entre tous sans perte de salaire
  • Smic à 1 800 € net, 300 € d’augmentation de tous les salaires et pensions
Le 23 avril, VOTONS POUTOU !

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