Près de 4 000 personnes ont manifesté à Zarzis, ville portuaire qui sert de point de départ pour les migrants clandestins vers l’Europe, pour réclamer l’intensification des recherches des corps de migrants tunisiens disparus en mer il y a un mois et demi, dans la nuit du 20 au 21 septembre. Elles avaient toutes répondu à l’appel à la grève générale d’un syndicat local qui demande une enquête sur ce naufrage ainsi que sur les procédures de recherche et d’inhumation des dépouilles retrouvées. L’embarcation avait coulé avec à son bord 18 personnes de nationalité tunisienne. Six avaient été secourues et douze portées disparues. Par la suite, huit corps avaient été retrouvés le 10 octobre par des pêcheurs mais certains inhumés sans procéder à leur identification et sans prévenir les familles. Suite à leurs protestations, le président Kaïs Saïed a ordonné au ministère de la Justice d’ouvrir une enquête sur les circonstances du naufrage. Faute de s’interroger sur les raisons qui poussent des Tunisiens à quitter le pays au péril de leur vie.
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