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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 141, octobre-novembre 2021

Restructurations & Déménagement sur les sites PSA d’ingénierie

27 octobre 2021 Convergences Entreprises

Du côté des ingénieurs et cadres de PSA, la direction a imposé un jour par semaine chômée alors que les activités de Recherche & Développement ne dépendent que très rarement de l’approvisionnement en semi-conducteurs. Pourtant, il n’est pas rare que des salariés cadres se retrouvent sollicités les jours chômés par les équipes restées sur sites, pour donner des autorisations ou commander des pièces manquantes, comme c’est le cas au centre technique PSA de Vélizy par exemple. Difficile alors de résister, tant la culture du travail à distance est devenue la règle. Et, pour ceux qui y parviennent, la pression aux « livrables » (c’est-à-dire la validation de certains objectifs à une date limite) les poussent à assurer en quatre jours le travail de cinq. Certes les ingénieurs et les cadres restent payés à 100 %, mais ce recours au chômage partiel sans nécessité permet à Stellantis de voir une partie des salaires payés par l’argent public sans que l’activité ne soit impactée. La moindre des choses serait que Stellantis rémunère aussi les ouvriers, qui ont déjà des salaires inférieurs, à 100 % !

Derrière le recours au chômage partiel, la course à la réduction des dépenses se poursuit. Malgré des accords sur le télétravail, la majorité des ingénieurs et des cadres continuent de le subir bien au-delà de ce qui est prévu dans leurs contrats. Depuis le premier confinement, à l’occasion duquel Stellantis a fermé l’essentiel des bureaux, ces derniers n’ont bien souvent toujours pas été rouverts ni même nettoyés, comme sur les sites de Vélizy et du Pôle Tertiaire de Poissy.

Une situation que Stellantis voudrait bien pérenniser puisque la direction a annoncé en juillet dernier vouloir déplacer autour de 10 000 salariés des sites de Vélizy, du Pôle Tertiaire sur un nouveau « Campus » de l’usine de Poissy à partir de 2022. Rien n’a pourtant été réalisé pour les accueillir. L’objectif est de rendre inacceptable ce déménagement pour des salariés qui subiront l’augmentation du temps de trajet, des dépenses supplémentaires. Manière de pousser ceux-ci à la porte. Une certitude : des opérations immobilières en perspectives avec la vente des bâtiments de Vélizy et la fin de la location des locaux du Pôle Tertiaire. En la matière, PSA s’y connaît : les ventes de son siège social parisien en 2011 et du site de La Garenne-Colombes en 2018 lui avaient rapporté près d’un milliard au total.

23 octobre 2021, Adrian Lansalot

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