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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 122, novembre 2018

Hôpital de Besançon

Pôle urgences : attention danger

13 novembre 2018 Convergences Entreprises

La direction faisant la sourde oreille face aux demandes d’effectifs des agents du pôle urgences du CHRU (Centre hospitalier régional universitaire) de Besançon, ceux-ci ont décidé de se mettre en grève reconductible à partir du 9 octobre, avec le soutien des organisations syndicales.

Il faut dire que ces camarades voient leurs conditions de travail se détériorer depuis de nombreuses années. Entre l’augmentation de l’activité, la fermeture de lits dans les services d’hospitalisation, l’absentéisme et l’effectif calculé au plus juste, la situation est insupportable.

Le 19 octobre, une cinquantaine d’agents s’est retrouvée devant la salle où se réunissait le conseil de surveillance de l’hôpital, pour interpeller le maire, président du conseil de surveillance, soutien de Macron et de sa politique d’austérité dans la santé.

Le 25 octobre, la directrice générale a présenté les mesures qu’elle comptait prendre… C’est un catalogue de 63 mesures, projets et groupes de travail. Les seuls postes annoncés sont la création d’un poste d’infirmier l’après-midi et d’un de nuit pendant six mois au service d’accueil. Mais ce poste était déjà décidé depuis juin. Aucune autre embauche sur le pôle n’est envisagée, si ce n’est des postes de cadres. Alors si les travaux, les problèmes d’organisation et le matériel sont importants, actuellement c’est la crise, et le besoin de collègues supplémentaires est urgent. 80 hospitaliers étaient là pour écouter la directrice et lui dire ce qu’ils pensaient de son document. Elle a expliqué qu’elle ne pouvait pas faire mieux. Eh bien, comme le travail est impossible dans ces conditions, la grève a été prolongée jusqu’au 20 novembre.

2 novembre 2018, Anne Fontaine


La situation dans les différents services du pôle urgences

Le secteur du pôle urgences regroupe environ 150 agents en plus des médecins : le centre 15, où les ARM (assistants de régulation médicale) reçoivent les appels en urgence, le Smur, service mobile d’urgence et de réanimation, le SAU, service d’accueil des urgences, et un service de réanimation.

Au 15, le centre d’appel : l’effectif est calculé au plus juste, et dès qu’il manque quelqu’un, cela devient cauchemardesque. On travaille dans le stress et les patients attendent qu’on puisse prendre leur appel. Le nombre des heures supplémentaires explose. Le personnel demande la création de sept postes d’ARM et le remplacement des absents.

Au Smur, le service mobile : le service fonctionne en trois équipes composées d’un médecin, d’un infirmier et d’un ambulancier. Le travail s’effectue par roulements de douze heures, et la nuit. Pour pallier le manque d’effectif du service d’accueil, une des trois équipes doit y être détachée. Les agents réclament que l’équipe détachée réintègre le service.

Le SAU se compose de plusieurs zones : celle où les patients attendent dans un grand couloir sur des brancards ou des fauteuils, juste séparés par des rideaux, celle des box dans lesquels ils sont pris en charge, et le secteur où ils attendent de pouvoir être hospitalisés dans un service. L’attente peut être longue puisque de nombreux lits ont été fermés. Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. L’absentéisme est devenu chronique. Les infirmières préfèrent aller travailler dans le privé ou en Suisse. La direction a dû fermer des chambres fin 2017 et pendant l’été 2018, faute de personnel. Quand une nouvelle infirmière arrive dans le service, elle est encadrée pendant une journée. Elle passe un peu plus de deux heures dans chacun des secteurs. Et le lendemain, elle doit se débrouiller toute seule. Rien de surprenant si elle ne reste pas. Le service demande l’embauche d’une infirmière et d’un aide-soignant de jour et de nuit, ainsi que le remplacement des absences.

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