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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2022 > avril > 18

Notre avenir ne se laissera pas enfermer dans leurs urnes !

Votera ? Votera pas ? Votera quoi ? Pour une grande partie des travailleurs et des jeunes qui déjà au premier tour se sont abstenus ou ont voté pour l’Union populaire de Mélenchon parce qu’ils ne voulaient pas d’un choix impossible au second entre Macron et Le Pen, c’est la rage d’en être arrivés là. Rage devant le système qui veut ça. Dans les jours qui ont suivi le premier tour, des étudiants ont occupé des universités (que Macron a aussitôt fait fermer !) et manifesté pour dire leur colère contre le piège électoral et leur rejet d’une société où règnent la loi du fric, les guerres, la pollution, la misère… Ces jeunes en colère ont crié : « Ni Macron ni Le Pen, mais surtout pas Le Pen ! » À juste titre !

Macron, on a déjà dégusté !

Sous son quinquennat, ce sont les riches et les patrons qui se sont goinfrés. Les classes populaires ont trinqué. Emploi, salaires, retraites, allocations, tout a régressé tandis que l’inflation galope. Mais les grandes fortunes et les patrons ont été exonérés d’impôts, arrosés de cadeaux. Résultat : un Smic à 1300 euros, auxquels n’ont même pas droit quelque deux millions de salariés qui gagnent moins (ne parlons pas du gros des retraités, des chômeurs et des SDF !), tandis que le PDG de Stellantis (ex-PSA) affiche 19 millions d’euros pour l’année, plus 47 millions de primes, soit – au bas mot – cinq millions au moins par mois !

Le quinquennat de Macron, c’est aussi celui de la casse des secteurs de la santé, de l’éducation, des transports. C’est aussi la loi sécurité globale pour garantir l’impunité policière, celui de la chasse aux migrants et de la répression des mobilisations sociales à coups de gaz lacrymogène et flash-ball. La détestation de Macron partagée par beaucoup est plus que légitime au vu de sa politique et de sa morgue contre les travailleurs et les pauvres.

Mais Le Pen, c’est un piège mortel

La candidate du RN tente de se présenter comme « la candidate du pouvoir d’achat ». Mensonge ! Elle promet surtout une exonération de cotisations aux patrons, et son sous-fifre Zemmour ratisse dans les beaux quartiers. Pas question pour eux d’augmentation du Smic. Pas question d’embauche dans les services publics. Juste question de « préférence nationale », pour flatter les poisons xénophobes et racistes qui visent à nous dresser les uns contre les autres, pour le bonheur des patrons qui gagnent toujours aux divisions entre travailleurs.

Et attention : on n’aurait pas encore essayé Le Pen ? Mais des pays ont essayé ses amis : Orban en Hongrie, Salvini en Italie, Bolsonaro au Brésil ou Trump aux Etats-Unis. Des pauvres toujours plus pauvres, des riches toujours plus riches, des idées réactionnaires mortifères et des offensives redoublées contre les immigrés et les droits des femmes. Le Pen promet d’enlever leurs logements sociaux, leurs aides sociales aux travailleuses et travailleurs qui n’ont pas la carte d’identité française, d’expulser davantage encore que Macron ceux qui n’ont pas de papiers… mais que les patrons du bâtiment ou de la restauration surexploitent. Derrière sa démagogie, Marine Le Pen se propose d’être la future présidente des riches – elle-même appartenant à ce monde des millionnaires !

La force de notre nombre et de nos luttes

Macron cherche à se présenter comme un rempart à l’extrême droite, soutenu en cela par les appels de Jadot, Roussel, Pécresse au soir du premier tour. À voir s’il va convaincre. Au premier tour, bien des travailleuses et des travailleurs ont mis leur espoir dans l’Union populaire de Mélenchon, pour échapper au piège de ce second tour, trop annoncé. Il nous reste à toutes et tous une façon de le déjouer, certes en ne donnant pas une seule de nos voix à Marine Le Pen le 24 avril, mais surtout en nous convainquant que les questions vitales ne se joueront pas sur le terrain électoral, ni à la présidentielle ni aux prochaines législatives. L’avenir des classes populaires s’est toujours joué sur le terrain des luttes de classe, contre l’exploitation et les oppressions. Utilisons notre immense force potentielle pour prendre résolument nos affaires en main et renverser la table !

Merci aux électeurs de Philippe Poutou

Merci à celles et ceux qui ont voté pour notre candidat du NPA, Philippe Poutou, comme à celles et ceux qui ont voté pour Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière. Même faibles, les scores de l’extrême gauche sont ceux de près de 500 000 travailleurs et jeunes convaincus de la nécessité de renverser cette société capitaliste. Pour les luttes à venir, leur poids va compter bien au-delà de ce qu’ils représentent dans les urnes.

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