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Mort de Rémi Fraisse : l’État reconnu partiellement responsable

26 novembre 2021 Brève Société

Sept ans après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, dans le Tarn, le tribunal administratif a jugé l’État partiellement responsable mais pas coupable du décès du jeune écologiste tué par la grenade d’un gendarme. Ce jour-là il participait, avec des milliers de personnes, à une manifestation contre le projet de construction d’un barrage. Selon le tribunal les gendarmes n’ont rien à se reprocher, car ils ne connaissaient pas la dangerosité des armes qu’ils utilisaient et l’État n’a commis aucune faute. Cependant, dans la mesure où « le décès de Rémi Fraisse résulte directement d’une mesure prise par l’autorité publique », l’État est reconnu responsable à 80 %, les 20 % restant incombant à Fraisse lui-même qui, s’il ne s’était pas rendu à la manifestation, ne serait pas mort. Raisonnement imparable pour un jugement de jésuite qui masque la culpabilité de l’État et de ses hommes de main dans cette affaire. Ce dernier devra verser à la famille 46 400 euros de dommages et intérêts. Mais, tout en saluant la condamnation, ses proches et leurs avocats dénoncent « une dénégation criante de la réalité » notamment « de la responsabilité des autorités civiles, du préfet jusqu’au Premier ministre ». Et de conclure : « La famille continuera donc à se battre pour l’honneur de Rémi et pour toutes les victimes de la violence d’État. » Une violence qui, comme dirait Darmanin, n’existe pas.

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