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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 147, septembre 2022

Macron planifie de nouvelles attaques contre les travailleurs immigrés

29 septembre 2022 Convergences Politique

Macron a beau courir sur le terrain de l’extrême droite en annonçant pour début 2023 une nouvelle loi contre l’immigration, du côté non seulement de Le Pen et Zemmour mais aussi des Républicains, ce sont les hauts cris : s’il veut restreindre l’immigration, c’est qu’il ne veut pas la supprimer ; s’il parle d’accélérer les expulsions, c’est l’aveu qu’aujourd’hui il est incapable d’expulser, disent-ils. Et la surenchère xénophobe et raciste bat son plein.

Pour justifier le nouveau tour de vis dans la politique d’immigration qu’il programme, Macron a le culot de dire que la France serait trop « généreuse » en aides monétaires, sociales et médicales, qui attireraient les migrants. Quand une grande partie des travailleurs immigrés en France n’ont que le droit de travailler et payer des impôts, mais sont privés de tous les autres car « sans papiers » !

Et ce serait soi-disant pour mieux accueillir le très faible nombre de réfugiés auquel on accorde un droit de séjour qu’il voudrait planifier de les envoyer dans les zones rurales qui se dépeuplent, ces villages dont les jeunes préfèrent partir, trouver un emploi et vivre ailleurs.

Il veut instaurer des procédures d’expulsion plus expéditives, et exiger pour cela des gouvernements des pays d’origine, sous menace de représailles, plus « d’esprit de coopération pour reprendre les étrangers en situation irrégulière ». Comme il l’a déjà fait depuis quelques mois en réduisant le nombre de visas accordés aux ressortissants des pays du Maghreb, pour punir le manque de coopération de leurs gouvernements aux politiques d’expulsions.

Ce n’est pas que le patronat ait moins besoin de la main-d’œuvre immigrée : il suffit de regarder les chantiers du bâtiment, les travaux les plus durs, en particulier dans les grandes zones urbaines, pour voir par qui ils sont faits. Mais la meilleure façon pour le patronat d’imposer à la main-d’œuvre immigrée les pires conditions de travail et les salaires les plus bas, c’est qu’elle reste sans papiers et sans droits.

18 septembre 2022, Olivier Belin

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