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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 105, avril-mai 2016

Bordeaux

« Là, franchement, c’est trop ! »

Mis en ligne le 21 avril 2016 Convergences Politique

À Bordeaux, la mobilisation se maintient : 15 000 manifestants le 9 mars, 30 000 le 31. Les journées de manifestation intermédiaires ont elles aussi été des réussites, avec plusieurs milliers de lycéens et d’étudiants, malgré les appels sans grande conviction, à la dernière minute, des responsables des organisations syndicales de salariés.

« D’habitude je ne m’intéresse pas trop à l’actualité politique, mais là franchement c’est trop ! » : le changement de climat est visible dans les universités. Sur le parvis de la fac, ou dans les couloirs, on discute de nos conditions de vie, de la difficulté à trouver même des petits jobs.

Dès qu’il a été question d’assemblées générales devant la fac, la Présidence de Bordeaux Université a ordonné la fermeture et l’évacuation du site de La Victoire, en centre-ville, sans un mot d’explication, pas plus aux profs qu’aux autres membres du personnel et évidemment aux étudiants.

Malgré les manœuvres des responsables universitaires, la détermination des comités de mobilisation n’a pas été entamée et, à plusieurs reprises, ils se sont retrouvés en coordination inter-facs à l’échelle de Bordeaux.

Avec Nuit Debout, les étudiants affluent sur la place de la République, se mélangent à la population. On en retrouve encore plus que dans les assemblées générales et manifestations.

Le premier week-end, les étudiants mobilisés ont tenu une table, dans le but de faire un pôle « étudiants en lutte » ; aujourd’hui, l’heure est à la rencontre avec les travailleurs de la gare, de l’hôpital Charles-Perrens ou des Ford. L’un d’entre eux illustrait bien la situation : « Nous, ouvriers ont a besoin de vous pour se bouger, ça nous rassure, ça nous met la patate, et vous, vous avez besoin de nous pour faire plier le gouvernement, parce que nous, on peut faire grève ».

16 avril 2015, Correspondant

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