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Archives > Éditos L’Étincelle > 2016 > août > 29

N’attendons pas 2017 !

Sarkozy, Montebourg, Juppé, Fillon, Le Pen… nombreux sont les candidats possibles à l’élection présidentielle de 2017 à avoir lancé leur campagne. Mais pour ce petit monde politicien, il s’agit de ne pas trop parler des questions qui touchent les travailleurs, du chômage, des salaires, des conditions de travail. Ou alors seulement en annonçant de nouvelles réformes anti-ouvrières ! Sarkozy voudrait remettre en cause les 35 heures et l’âge de départ à la retraite. Mais si Hollande ou Valls restaient au pouvoir, ils nous prépareraient d’autres mauvais coups, dans la lignée de ceux portés depuis quatre ans avec la loi Macron ou la « loi Travail »…

Le gouvernement et la majorité des candidats sont bien plus à l’aise avec les campagnes plus ou moins corsées sur la sécurité. Jouant sur l’émotion suite aux attentats de Nice et de Saint-Étienne du Rouvray, des élus ont déroulé pendant le mois d’août le feuilleton du burkini, soutenus en cela par Valls. Et après la décision du Conseil d’État suspendant un arrêté municipal, certains à droite réclament une loi interdisant le port du burkini.

Mais le droit des femmes est bien le cadet des soucis de ces politiciens de tout poil. Peu leur importe que certaines, de plus en plus nombreuses sous pression de leur milieu, soient contraintes de porter un voile lorsqu’elles sortent voire, pour quelques-unes, un burkini pour se baigner. Peu leur importe aussi que la démagogie qui fait l’amalgame entre terroristes djihadistes, musulmans et immigrés fasse le jeu des islamistes les plus réactionnaires. Leur calcul est de récolter des voix en reprenant les thématiques chères au FN, au risque de donner une légitimité aux propos et aux actes racistes.

Le gouvernement, qui ne parle que de guerre contre le terrorisme et d’état d’urgence, ne joue pas une partition bien différente avec la mise en place d’une « fondation pour l’Islam de France », qui serait présidée par un Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur pas avare de déclarations réactionnaires, comme celle récente appelant les musulmans « à la discrétion ».

Il ne faudra pas compter sur un bulletin de vote en 2017 pour changer la situation des classes populaires. Pendant quatre mois, la mobilisation contre la loi Travail a tenu tête. C’est sur ce terrain, celui de la lutte de classe, que le monde du travail peut réellement se faire entendre et faire céder gouvernements et patrons.

Le 15 septembre, plusieurs syndicats appellent à la grève et à manifester contre l’application de la loi Travail. Saisissons-nous de cette occasion !

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