C’est dans un climat glacial – marqué par la pandémie et une crise diplomatique – que se sont ouverts les 24e Jeux olympiques d’hiver, sous haute surveillance sanitaire mais aussi policière. Les athlètes sont confinés dans une « bulle », les compétitions se déroulent en l’absence du public et toute critique à l’égard des autorités chinoises ou de leur politique peut valoir de sérieux ennuis aux sportifs, aux accompagnateurs ou aux journalistes qui couvrent l’évènement. C’est ce qu’on appelle « la grande fête du sport ». Mais Pékin a voulu faire un geste symbolique. La dernière porteuse de la flamme olympique a été la skieuse de fond Dinigeer Yilamujiang, une athlète née au Xinjiang, là où une répression féroce s’abat depuis des années contre son propre peuple, les Ouïghours, et autres minorités musulmanes. L’arbre qui cache bien mal la forêt…
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