Dans son discours de Bormes-les-Mimosas, Macron vient d’appeler « les Français à accepter de payer le prix de la liberté ». C’est-à-dire de payer le coût de la guerre en Ukraine. Il est clair que cette guerre pèse sur l’économie mondiale et que le financement des armes livrées à l’armée ukrainienne, dont les fameux canons Caesar, coûte cher. Il ne viendrait évidemment pas à l’idée de Macron de demander aux milliardaires Bolloré ou Arnault de se priver de leurs yachts géants et de leurs jets, ou de les utiliser pour transporter des médicaments en Ukraine dans un sens et du blé dans l’autre. Ce sont les classes populaires qu’il entend faire payer.
Il faudrait être naïf pour croire que Macron se préoccupe davantage de la liberté en Ukraine qu’il ne s’en est préoccupé au Mali et partout où l’armée française est intervenue sous une forme ou sous une autre. Après le Covid, c’est au tour de la guerre d’Ukraine d’être instrumentalisée pour justifier des mesures d’austérité et le refus de compenser la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation.
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