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Archives > Éditos L’Étincelle > 2017 > janvier > 23

Du neuf, au PS ? Vraiment pas !

Pas grand monde ce dimanche pour se déplacer pour la primaire du PS. Parmi ceux-ci, 30 % seulement, un demi million de personnes, ont soutenu Manuel Valls. Même dans les milieux les plus proches du PS, la politique de Hollande et Valls, toute faite de cadeaux aux patrons et de sales coups contre les classes populaires, n’a pas fait recette !

Benoit Hamon, arrivé en tête, est donné comme favori. Il est soutenu par Montebourg, arrivé troisième. Mais les critiques que les deux adressent à l’encontre de Valls ne peuvent pas faire oublier qu’ils ont tous deux été ministres de Hollande pendant plus de deux ans. Lorsque PSA a fait fermer l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois, c’était « inéluctable » pour le ministre de l’Économie de l’époque, Montebourg. On se souvient que Hollande avait promis 60 000 embauches dans l’Éducation nationale, on les attend toujours… et il n’y en a pas eu plus lorsque Hamon a été ministre de l’Éducation.

Maintenant, Hamon promet un « revenu universel ». Dans son projet, tout est dans le flou, il est question, après des années de mise en place, d’un revenu de 600 €. Certainement pas de quoi vivre ! Rien qui ne réponde aux problèmes quotidiens des salariés, des chômeurs, des classes populaires.

L’urgence, ce serait de partager le travail entre tous, sans diminution de salaire. Il faudrait au moins 300 € d’augmentation des salaires. Cela n’a rien d’impossible, ce ne sont pas les richesses qui manquent ! Mais il faudrait oser prendre sur les profits des entreprises capitalistes, qui se comptent en milliards. Il faudrait contester le pouvoir des capitalistes. C’est justement ce que refusent tous les politiciens qui s’affirment de gauche, lesquels, en campagne électorale, peuvent se dire ennemis de la finance et qui, au pouvoir, gouvernent pour les patrons. On n’a aucune raison de croire les belles paroles de Hamon, Montebourg, ni celles de Mélenchon, pas plus que celles de Hollande en 2012.

Les travailleurs ne doivent compter que sur la force qu’ils peuvent représenter dans les luttes sociales. Au printemps dernier, le gouvernement de Valls n’avait pas peur de la bataille parlementaire des frondeurs contre la loi El Khomri. En revanche, il craignait que ceux qui se mobilisaient dans la rue, les entreprises et la jeunesse puissent en entraîner des millions d’autres et établir un tout autre rapport de force.

À la présidentielle, nous aurons intérêt à nous exprimer le plus clairement possible. Seuls les candidats de l’extrême gauche, Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, Philippe Poutou pour le NPA se placent dans le camp des travailleurs. Notre candidat, Philippe Poutou, ouvrier de l’automobile, se présente non pas pour faire les promesses habituelles des politiciens, mais pour faire entendre la voix du monde du travail et de son indispensable combat.

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