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Mardi 16 juin : journée de mobilisation pour une riposte politique !

« Des embauches, des augmentations de salaire »

15 juin 2020 Article Entreprises

Aux hôpitaux de Saint-Denis (93), nous « sortons » à peine de la crise du Covid, mais comme ailleurs nous subissons toujours une crise de nos conditions de travail et de vie. Les politiques d’austérité imposées ont gelé nos salaires : le salaire mensuel moyen d’une aide-soignante est de 1 350 euros.

C’est aussi la précarité de l’emploi qui s’est accrue : dans l’ensemble des hôpitaux publics, selon leur bilan social en 2017, 13 % des contrats du personnel non médical sont des contrats à durée déterminée (CDD). À Saint-Denis, c’est 10 %. Les agents des services hospitaliers (ASH) effectuant le bio-nettoyage, le service des repas et autres tâches logistiques cumulent des CDD à répétition sur plusieurs années, pourtant sur des postes dits fixes. La peur de perdre son emploi est permanente. Pour d’autres professions également, comme les brancardiers et les aides-soignantes, la direction impose deux fois un an de CDD avant de, peut-être, atteindre la titularisation. Pour les infirmières, c’est deux fois trois mois de CDD qui sont imposés. Pourtant de nombreux postes sont vacants, 20 postes par exemple au niveau infirmier. Se rajoutent à cela les nombreux vacataires (journaliers), certains finissent par choisir ce mode d’« emploi » par rapport aux CDD avec une sensation de liberté... D’autres postulent pour être embauchés, repérant des postes vacants, mais difficile d’avoir une réponse...

Pourtant, pour justifier le sous-effectif, la direction répond avoir peu de postulants, ou mieux, ne pas arriver à fidéliser les vacataires.

Depuis plusieurs mois, des ASH bio-nettoyage se sont unies et se sont mobilisées pour réclamer une titularisation collective. Elles se sont adressées à leurs collègues aides-soignantes et infirmières, qui ont signé leur courrier, se reconnaissant aussi dans leurs revendications. Certaines viennent tout d’un coup d’obtenir des contrats à durée indéterminée (CDI) mais la lutte continue ensemble. Il y aussi les ASH faisant-fonction d’aides-soignantes qui ne sont pas reconnues pour le travail qu’elles effectuent, avec un maintien des salaires au minimum.

Alors depuis quatre semaines, des ASH, des aides-soignantes, des infirmières, des rééducateurs, des administratifs, des ambulanciers, des techniciens, des agents des cuisines... l’ensemble des professions de l’hôpital expriment leur colère devant les grilles de l’hosto : « Hôpital en colère, y’en a marre de la galère ». Ils réclament l’embauche immédiate de tous les CDD, des embauches supplémentaires dans tous les services, évaluées par les agents de terrain, des augmentations de salaire pour toutes et tous au minimum de 300 euros par mois, du fric pour les emplois et les salaires.

Elles et ils seront en grève et mobilisés demain, mardi 16 juin. Un cortège rejoindra le rassemblement devant le ministère de la Santé à Paris, à 13 heures 30 rue Ségur.

Correspondante

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