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Quand la direction de l’Institut de formation en soins infirmiers de Nantes se lâche

« De toute manière, la moitié des cours dispensés sont inutiles »

26 octobre 2020 Article Entreprises

Les étudiants infirmiers et aides-soignants de Nantes vont comme ailleurs renforcer les équipes pour travailler dans des services en pénurie. Jeudi 22 octobre, plus de 300 étudiants de l’Ifsi de Nantes (Institut de formation en soins infirmiers), se confrontaient à la direction de l’hôpital afin de s’opposer à leur réquisition arbitraire.

Les étudiants en soins infirmiers de Nantes refusent d’être les cache-misères de l’asphyxie de l’hôpital

Parmi les 9 500 employés du centre hospitalier universitaire (CHU) de la ville, on compte près de 1 500 arrêts de travail par jour, dont 10 % de soignants. Des chiffres qui entrent en écho avec la situation nationale : au début du mois, un sondage effectué par l’Ordre national des Infirmiers révélait que 40 % des soignants désiraient changer de métier depuis la crise sanitaire.

« Vous avez fait le choix d’une profession où l’on se dévoue » assène-t-on aux jeunes encore en formation. Dévouement ou sacrifice ? Une fois arrivés sur le lieu de stage, on demande aux réquisitionnés de se défaire de leur blouse de stagiaire pour endosser celle du soignant, d’effectuer les toilettes et les soins sans l’aide d’un tuteur... mais de bien vouloir garder leur paie de stagiaire — soit 80 centimes de l’heure en première année !

Lorsque les étudiants font part de leur inexpérience, du flou juridique qui les rend potentiellement responsables de la moindre faute grave, leurs questions sont balayées d’un simple revers de main. « Vous savez, en humanitaire, on forme bien des infirmières en 15 jours. » Ou encore : « De toute manière, la moitié des cours dispensés sont inutiles. » Des propos qui sont tenus par la direction de l’Ifsi elle-même. Rien n’a été avancé, sinon des propos condescendants envers des étudiants qui demandaient simplement à être formés convenablement, ne serait-ce que pour éviter de se faire mal au dos en manipulant un malade. Et quel mépris envers les malades ! C’est quoi leur conception du soin ? Faire le minimum faute de formation pour en faire davantage ?

Rendez-vous le 5 novembre !

Une grève et une manifestation se préparent pour le 5 novembre au niveau national dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Une occasion à ne pas manquer afin de rendre visible la lutte des étudiants en Ifsi, et de converger avec les autres personnels de la santé. En haut, ils s’en fichent, mais soigner nécessite des formations. Tout travail mérite salaire et à travail égal, salaire égal.

Correspondant

(Dessin : Merveilleuse Zam, https://www.facebook.com/merveilleusezam/)

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