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Comme aux Fonderies de Bretagne, à Maubeuge, à Choisy-le-Roi… Tous dans la rue, tous ensemble contre les licenciements

(Photo : Manifestation à Maubeuge le samedi 30 mai)

Le plan de suppressions d’emplois de Renault annoncée le 29 mai 2020 est une vraie saignée. 15 000 suppressions de postes dans le monde, dont 4 600 en France, dans tous les secteurs de l’entreprise : usines, centres d’ingénierie, services administratifs. À Choisy-le-Roi, c’est la fermeture totale du site, mais d’autres usines sont clairement sur la sellette comme Dieppe, Flins et Maubeuge.

Le gouvernement au chevet de Renault

« Renault joue sa survie », a estimé le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Mais quand le gouvernement s’inquiète, c’est pour la survie des profits des patrons. Trois jours avant les annonces de Renault, Emmanuel Macron annonçait un plan de 8 milliards d’euros pour le « sauvetage de l’automobile », dont un prêt de 5 milliards pour Renault garanti par l’État.

Renault a totalisé plus de 25 milliards d’euros de bénéfices sur ces dix dernières années, mais c’est les patrons que le gouvernement s’empresse de sauver. Il les finance en les laissant détruire les emplois.

Quelle crise ?

Renault n’est pas un cas isolé : nombreuses sont les entreprises où les plans de suppressions d’emplois et de licenciements sont annoncés ou en projet. Sans compter que les patrons utilisent déjà cette menace pour dire que les temps sont difficiles et qu’il faudrait faire des efforts : « travailler plus », accepter des salaires au rabais, tout y passe.

La crise du coronavirus a bon dos. En quoi le fait d’avoir mis au ralenti l’activité économique pendant quelques semaines aurait pour conséquence nécessaire de se retrouver au chômage pour certains et d’avoir à travailler plus pour d’autres ? La vraie raison de ces attaques patronales est dans la rapacité des capitalistes qui veulent faire payer aux travailleurs les aberrations de leur système.

Pour notre survie, nos luttes

Les Fonderies de Bretagne, usine du groupe Renault, se sont mises en grève lundi dernier, face à la menace de fermeture qui avait fuité dans la presse. Cette réaction immédiate a poussé la direction locale à annoncer que l’usine ne fermerait pas. Les salariés des Fonderies ont eu bien raison de réagir aussitôt aux menaces en montrant leur force et détermination.

Autre réaction : à Maubeuge, une manifestation de plus de 5 000 personnes s’est tenue samedi pour réagir aux annonces. À l’instar de ces premières mobilisations, il faut une riposte aux plans de Renault et du patronat.

Tous ensemble !

Face aux annonces de Renault, certains, dans le monde politique, ne parlent que « relocalisation ». Pour Fabien Roussel, secrétaire du PCF, il s’agirait de « produire français » . On entend la même musique de tous bords, de Mélenchon à Marine Le Pen.

Mais la question n’est pas là. L’emploi en France ne s’oppose à celui des usines Renault en Turquie ou dans d’autres pays. L’emploi à Flins ne s’oppose pas à celui des autres usines Renault en France. Pas plus que l’emploi de l’usine Renault de Maubeuge ne s’oppose à celui de l’usine de Douai.

La question, c’est la défense des intérêts de tous les travailleurs, par-delà les frontières, contre les profits égoïstes du grand patronat, des actionnaires et des capitalistes.

Le monde du travail doit mettre en avant ses revendications. Il faut l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous. Il y aurait moins à produire ? Alors, il faut le partage du travail entre tous, avec le même salaire. Et aux actionnaires de payer ! Et embaucher massivement dans tous les services essentiels à la société. La semaine dernière, ont eu aussi lieu des rassemblements d’hospitaliers dans tout le pays, qui réclament des moyens pour l’hôpital et des hausses de salaire. Oui, il est l’heure de déconfiner les luttes sociales ! En France, comme partout dans le monde, y compris on le voit, aux États-Unis.

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