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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2022 > février > 28

C’est au peuple ukrainien de décider lui-même de son sort !

(Photo : manifestants contre la guerre à Moscou, source : wikipedia)

La population qui, à Kiev, il y a quelques jours encore prenait les transports et faisait ses courses dans les supermarchés, se terre désormais dans les stations de métro et les parkings souterrains devenus des abris anti-bombes, ou fuit le pays quand elle le peut. Une terrible guerre s’installe en Ukraine, que le régime russe de Poutine a décidé de bombarder et d’envahir. Il vient même de décider la mise en alerte de son arsenal nucléaire !

Poutine prétend répliquer à la politique agressive menée en Europe de l’Est par les puissances de l’Otan, mais rien ne justifie cette invasion meurtrière destinée à imposer un régime à sa botte contre un peuple qui n’en veut pas, avec en arrière-fond les rivalités entre grandes puissances, en particulier sur le gaz et le pétrole. Et ce sont les populations, d’Ukraine d’abord mais de Russie aussi, qui vont durement subir les conséquences de ces rivalités.

Des politiques conduites au mépris des peuples

Avec entre ses mains tous les grands médias, Poutine voudrait faire croire à la population russe qu’il mène une guerre pour « libérer » le « peuple frère » ukrainien de dirigeants « néo-nazis et drogués ». Des milliers de manifestants se sont pourtant courageusement rassemblés pour manifester contre sa politique et ont été durement réprimés, tandis que des scientifiques, des personnalités du monde culturel ou sportif protestaient publiquement. Pas sûr donc que Poutine réussisse à ressouder derrière lui les classes populaires russes.

Le gel des biens des dirigeants et oligarques russes dans les pays occidentaux n’est que poudre aux yeux qui ne les appauvrira pas en Russie même. En revanche, les sanctions économiques décidées par ces mêmes puissances, en touchant durement une population déjà pauvre, pourraient aider Poutine à resserrer les rangs derrière lui comme cela a été le cas en Iran, dont les dirigeants sont toujours en place mais dont la population a durement payé, et paye encore, le boycott imposé par les États-Unis et leurs alliés.

De toute façon, qui peut croire que c’est le sort de la population ukrainienne qui motive les puissances occidentales ? Ont-elles seulement levé le petit doigt quand Poutine a envoyé, en janvier dernier, ses troupes au Kazakhstan pour aider la dictature à y écraser une révolte des classes populaires ?

Arrêter les bras armés des multinationales

Les rapacités et rivalités économiques s’exacerbent entre « grands » dans le monde. L’actualité se focalise aujourd’hui sur l’Ukraine mais les foyers de guerre sont multiples. Chaque fois, c’est aussi l’occasion de durcissements politiques – couvre-feux et lois d’exception – pour faire taire les oppositions, bâillonner davantage les travailleurs au nom de la « défense de la patrie ».

Il n’y a encore aucun mécanisme décisif qui conduirait à une généralisation de la guerre. Mais, quand Poutine met ses armes nucléaires en état d’alerte, que Le Drian explique que l’Otan est aussi une alliance nucléaire, on peut légitimement s’inquiéter ! Personne n’a certes intérêt à déclencher le feu nucléaire, mais qui peut garantir que les salauds qui nous gouvernent n’appuieront jamais sur le bouton fatal s’ils jugent leurs intérêts de grande puissance gravement menacés par ceux d’en face ? Et, même si la guerre ne s’étend pas, les prix vont flamber, encore plus que ces dernières semaines, et les Macron et consorts vont saisir l’aubaine d’en faire porter la responsabilité à Poutine !

Contre cette nouvelle guerre, lourde de menaces, au nom de frontières et d’enjeux qui ne concernent que des intérêts impérialistes rivaux, une émotion s’exprime à l’échelle mondiale. Un peu partout des manifestations ont lieu. L’union de tous les travailleurs doit se faire, par-delà ces frontières et contre ces bourgeoisies qui voudraient faire de nous de la chair à canon pour leurs guerres. En attendant :

Troupes russes, hors d’Ukraine !

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