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Archives > Éditos L’Étincelle > 2016 > novembre > 21

À leur jeu des sept familles, quelles différences ?

L’électorat de droite s’est donc mobilisé pour placer François Fillon en tête du premier tour de sa primaire. Dans les beaux quartiers, à la sortie de la messe, un beau monde a choisi un politicien bourgeois pas tout neuf et bien conservateur.

Entre eux, à qui ira le plus loin dans les attaques contre les travailleurs et les plus pauvres !

C’était l’enjeu de leurs débats. Sarkozy parlait de reculer la retraite à 64 ans, Fillon à 65 ans. Juppé parlait de 300 000 suppressions d’emplois publics, Fillon montait à 500 000 ! Accord général ou presque sur la hausse de la TVA (que paient au prix fort les plus pauvres) et la réduction des allocations chômage, et promesse faite aux plus riches de supprimer l’impôt sur la fortune : la politique des patrons, sans masque. Mais ce programme de la droite, c’est celui que le gouvernement dit socialiste a entrepris d’appliquer depuis 2012 !

Leur alternance, c’est la continuité… en pire

Les retraites ? En 2013, Hollande ajoutait une couche aux attaques contre les retraites des gouvernements précédents, en allongeant à 43 ans le nombre d’années de cotisations nécessaires pour la retraite à taux plein. Fillon veut juste poursuivre. Il annonce vouloir réformer le code du travail, mettre les accords d’entreprise au centre et faciliter les licenciements ? Pas original non plus : Hollande avec sa loi Travail a commencé à le faire ! Fillon voudrait fixer des quotas d’immigration ? Mais qui a démantelé le camp de Calais, organise les expulsions et la chasse aux migrants ?

Aux États-Unis comme ici

Pourquoi Trump a-t-il remporté la présidentielle aux États-Unis ? Comment ce milliardaire réactionnaire et raciste s’est-il imposé ? Sa mèche orange n’a pas séduit les travailleurs et les pauvres. Il s’est juste passé que des millions d’entre eux, qui ont connu sous Obama le développement du chômage et de la pauvreté, n’ont vu aucune raison d’apporter à nouveau leur soutien au parti démocrate et à sa candidate Clinton. Ne nous y « trumpons » pas, et opposons-nous à ces politiciens des banques et des patrons, en faisant mieux que seulement nous abstenir…

Fillon une surprise ? Et si le monde du travail imposait la sienne ?

Face à ces candidats aux styles divers, qu’ils soient du sérail ou outsiders, de gauche, de droite ou d’extrême droite, mais qui tous, de Macron à Le Pen, veulent gouverner pour le plus grand profit des patrons, il est indispensable que le monde du travail se fasse entendre. Par exemple en assurant un bon score pour Philippe Poutou, le seul candidat ouvrier, militant du Nouveau parti anticapitaliste, à la présidentielle de 2017. Un candidat du monde du travail, qui en portera les revendications immédiates essentielles : interdiction des licenciements et des suppressions de postes, embauche de tous les précaires, partage du travail entre tous sans diminution de salaire, augmentation des salaires, retraites et minimas sociaux, liberté de circulation pour tous les travailleurs. Place aux réfugiés mais chasse à la politique des patrons voyous !

On n’a pas – ou pas encore – fait reculer Hollande et Valls sur leur loi travail et tout le reste. Les Juppé et Fillon se disent « droits dans leurs bottes » pour continuer sur cette lancée… Comme Valls avec son 49.3 faisant passer la loi Travail. Mais on n’a pas dit notre dernier mot et la remontée des luttes qui a créé la surprise au printemps dernier pourrait trouver sa traduction dans une nouvelle surprise sortie des urnes en avril prochain, avec un score pour le candidat ouvrier qui annoncerait d’autres printemps pour nos luttes.

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