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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 137, mars 2021

À l’hôpital, la crise existait avant la pandémie

Manque de personnel (avant la crise du Covid, 500 postes d’infirmiers étaient vacants dans les établissements de l’AP-HP), salaires en berne, fermeture massive de lits (3400 lits hospitaliers ont été fermés en 2019, 4000 en 2018. Ces fermetures s’ajoutent aux 69 000 places d’hospitalisation à temps complet qui ont disparu entre 2003 et 2017) par tous les gouvernements de droite comme de gauche… Manifestations du personnel et prises de position des médecins avaient dénoncé cette situation. Grèves très massives des services des urgences pour demander des embauches.

Le Covid, début 2020, a mis en lumière et exacerbé cette crise de l’hôpital.

Un an plus tard, la crise est toujours là et rien ou presque n’a été fait pendant cette période. Où sont les lits de réanimation et les respirateurs, annoncés mais dont on manque cruellement aujourd’hui ? Qu’en est-il de la formation et des embauches ? Et les salaires : 186 euros net mensuels en plus dans le cadre du « Ségur de la Santé », loin des 300 euros revendiqués et nécessaires.

Un sauve-qui-peut… un an après

Faute de lits et de personnel en nombre suffisant, c’est le recours au bricolage : à l’AP-HP, on mobilise les étudiants infirmiers de troisième année à qui une formation rapide en réanimation est donnée… avant de les envoyer au feu, en première ligne. On mobilise, dans l’urgence, les étudiantes infirmières en anesthésie : un air de sauve-qui-peut général… un an après le début de la pandémie !

Ce bricolage se fait au détriment de la prise en charge des patients : les patients hospitalisés sont « invités » à quitter rapidement les établissements ; au détriment des malades dont les soins sont déprogrammés en 2021 comme en 2020. Ainsi, selon la Fédération hospitalière de France, 2,3 millions de séjours hospitaliers n’ont pas été réalisés en 2020 par rapport à l’activité attendue du fait des déprogrammations et du renoncement de certains patients à venir à l’hôpital.

C’est une catastrophe qui aura des répercussions sur l’état de santé de milliers de patients dont sont responsables ceux qui nous gouvernement.

27 mars 2021, Correspondant

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