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Vers la fin du franc CFA ? Mais certainement pas de la « françafrique » !

23 janvier 2021 Article Monde

L’Assemblée nationale a adopté, le 10 décembre dernier, par 57 voix contre 8 (on ne peut pas dire que le sujet ait passionné nos 577 députés) la ratification de l’accord de la France avec ses ex-colonies d’Afrique de l’Ouest, signant la mort de ce symbole du colonialisme qu’était le franc CFA. Reste encore à mettre en place la nouvelle monnaie, ce qui est loin d’être fait. Surtout que cette mort ressemble plutôt à une seconde vie.

L’annonce de la fin du franc CFA avait été faite le 21 décembre 2019, il y a un peu plus d’un an, par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara (le président ivoirien réélu en novembre 2020) et il devrait être remplacé par une nouvelle monnaie, l’eco, pour les pays de la zone franc d’Afrique de l’Ouest. Présentée comme une véritable rupture des liens monétaires de sujétion que la France entretenait jusqu’alors avec de nombreux pays d’Afrique, ce changement monétaire s’inscrit pourtant bien dans les manœuvres françaises pour maintenir coûte que coûte sa domination dans cette région. Cette fin annoncée du franc CFA n’en est d’ailleurs pas une, puisqu’elle ne concerne que la moitié seulement des pays africains qui utilisent aujourd’hui cette monnaie. Du franc CFA à l’eco, du passé colonial à aujourd’hui, comment comprendre ces évolutions monétaires dans un système capitaliste mondial où la France entend bien conserver sa position de puissance impérialiste, même de seconde zone ? Un décryptage monétaire – et politique ! – s’impose.

Une monnaie coloniale au service de la France

L’empire colonial français fut, au cours des xixe et xxe siècles, le plus vaste derrière l’empire britannique. De nombreuses monnaies locales y étaient utilisées, reflétant les disparités et les niveaux d’intégration à l’économie capitaliste bien différents qui existaient alors. Progressivement, l’État français s’est employé à faire disparaître ces différentes monnaies au profit de l’utilisation du franc français, partout.

En 1939, la zone franc est créée pour officialiser cet ensemble monétaire commun, correspondant à un marché dominé et contraint, et asseoir une politique protectionniste en premier lieu des intérêts impérialistes français, à l’échelle de tout l’empire colonial, suite à la crise de 1929 et à l’exacerbation des rivalités inter-impérialistes provoquant la montée vers la guerre.

En 1944, les accords de Bretton Woods mettent fin à la convertibilité des monnaies en or. Chaque monnaie doit alors simplement garantir sa convertibilité en dollar, selon un taux fixe déterminé par chaque État, seule la monnaie américaine assurant sa convertibilité fixe en or (35 $ l’once). La France souhaite alors garder la main sur la politique monétaire de son empire colonial en y créant une monnaie nouvelle pour pouvoir fixer une parité avec le dollar différente de celle du franc français, une parité plus propre à servir ses intérêts immédiats. Le franc des colonies françaises d’Afrique, en abrégé franc CFA, est créé en 1945 comme la nouvelle monnaie en circulation devant remplacer le franc français en dehors de la métropole [1]. Son cours est indexé directement sur le franc français dans le cadre d’une parité fixe et d’un ensemble d’autres dispositions qui excluent les colonies françaises d’un accès direct au marché monétaire international et permettent à la France de garder la main sur son pré-carré.

À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le franc CFA va tout de suite faire la démonstration de son utilité… pour l’impérialisme français ! La France est mise en difficulté dans la compétition capitaliste internationale. Son rang est menacé. L’empire colonial est alors le principal moyen utilisé pour reprendre pied dans la mare aux requins. La France décide alors de surévaluer le franc CFA par rapport au franc français. Un franc CFA vaut donc 1,70 franc français. Le but ? Reconstruire la France, entend-on ! Une France alors en ruine, contrairement à un empire colonial globalement épargné par les destructions matérielles – car en matière de sacrifices humains, pour la population enrôlée sur divers fronts, c’est une autre histoire. Pour relancer l’appareil productif sur le territoire national, les colonies vont servir de débouchés privilégiés en même temps que de fournisseurs privilégiés en matières premières. Durant la guerre, étant donné l’état de désorganisation économique et le statut politique de la métropole, les colonies avaient dû diversifier leurs échanges commerciaux. 85 % des exportations de l’AOF et 74 % de celles de l’AEF étaient destinées à la métropole en 1939. Ces chiffres sont tombés respectivement à 56 % et 47 %. Les importations en provenance de la métropole avaient suivi la même courbe descendante. La surévaluation du franc CFA par rapport au franc français allait permettre de favoriser le commerce à l’intérieur de la zone de domination française. Ceux venant de la métropole étaient bon marché en Afrique, donc faciles à écouler. Et ceux en provenance d’Afrique étaient rendus trop chers pour les pays étrangers qui n’avaient qu’à aller se fournir en Asie ou ailleurs, alors que la France les payait avec sa propre monnaie (ou la version africaine de celle-ci). Les flux commerciaux, notamment de matières premières, des colonies africaines durent alors se réorienter principalement vers la France. Une manière pour les dirigeants et patrons de cette dernière de garder pour eux seuls les richesses de l’Afrique dont la métropole avait besoin.

Cette surévaluation du franc CFA dura un peu moins d’une quinzaine d’années. En 1960, le journal La Croix écrivait à propos du bilan de la zone franc : « Elle a permis à la France de se fournir en matières premières (plomb, zinc, manganèse, nickel, bois, phosphates, oléagineux…) sans débourser de devises. On a calculé qu’elle représentait 250 millions de dollars par an d’économies de devises. […] On a estimé que 500 000 Français de la métropole tiraient leurs moyens d’existence de l’ensemble économique de la zone franc. Inversement, la métropole est un gros client pour l’Outre-mer » [2].

Des « colonies françaises d’Afrique » en 2020 ?

Au moment des indépendances de 1960, la zone franc évolue. Un certain nombre de pays la quitte et elle finit par regrouper trois ensembles distincts sur le continent africain. Le sigle CFA change de signification en fonction de chacun de ces ensembles. De « colonies françaises d’Afrique », il devient le franc de la « communauté française d’Afrique ». Aujourd’hui ce franc CFA porte deux noms. Il est le franc de la « communauté financière africaine » pour les ex-colonies d’Afrique de l’Ouest – Bénin, Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – regroupées dans l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) qui possède une banque centrale commune basée à Dakar au Sénégal. Il est aussi le franc de la « coopération financière africaine » qui regroupe les ex-colonies d’Afrique centrale – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad – regroupées dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont la banque centrale est située à Yaoundé au Cameroun. Le troisième et dernier ensemble est celui des Comores dont la monnaie devient le franc comorien.

Chacun de ces francs CFA fonctionne selon les mêmes dispositifs contrôlés par la France et aucun d’entre eux n’est convertible dans l’autre. Les francs CFA d’un habitant du Cameroun ne sont pas utilisables en Côte-d’Ivoire. Ils doivent d’abord être convertis en euros puis reconvertis en francs CFA « ivoiriens ». Il existe donc deux francs CFA distincts qui sont deux monnaies différentes, bien que fonctionnant sur les mêmes principes monétaires. Chacune de ces monnaies est par ailleurs fabriquée… en France. Sa simple distribution dans l’économie réelle des pays concernés a coûté la bagatelle de 500 millions d’euros à la banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest entre 2000 et 2017.

La zone franc fonctionne selon quatre grands principes qui régissent le fonctionnement des francs CFA : la parité fixe, la liberté de transfert, la garantie de convertibilité et la centralisation des réserves de change. Ces quatre piliers sont les quatre barreaux d’une « prison monétaire » qui participe à transformer les pays d’Afrique concernés en simples stocks de richesses à exploiter pour l’impérialisme français. L’ensemble de ces principes a été établi entre les francs CFA et le franc français et a été maintenu en vigueur et inchangé lors du passage à l’euro.

  • La parité fixe : c’est le principe qui établit que le franc CFA possède une parité fixe par rapport à l’euro, invariable quelles que soient les circonstances économiques. Par comparaison, la parité entre l’euro et le dollar est variable : un euro s’échange contre un nombre différent de dollars en fonction des circonstances. La parité fixe avec l’euro est présentée comme un gage de stabilité pour les pays africains. Il s’agit surtout d’une garantie de stabilité pour les investissements de capitaux : un patron sera certain de ne pas perdre d’argent suite à un investissement à cause d’un changement brutal du taux de conversion de la monnaie d’un pays à l’économie fragile. De plus, le complément à cette parité est un taux de change fixé à l’avantage économique des investisseurs étrangers… autrement dit des entreprises capitalistes investissant en zone franc. Ce taux de change rend moins cher d’investir dans le pays en question. Quant aux exportations que ces pays réalisent en matières premières notamment, elles sont souvent payées largement en dessous de leur valeur, à l’image de l’uranium nigérien exploité par Areva.
  • La liberté de transfert : ce principe établit qu’aucune limitation n’est mise, ou aucune taxe n’est prélevée sur les transferts d’argent entre les pays de la zone franc. Ainsi les profits réalisés dans l’un de ces pays pourront toujours être rapatriés en France dans leur intégralité quel qu’en soit le montant en cas de changement dans la conjoncture économique.
  • La garantie de convertibilité : pour assurer la liberté de transfert, et donc le non plafonnement des mouvements d’argent, le Trésor français assure une garantie de convertibilité des francs CFA si les moyens financiers des banques centrales africaines de la zone franc venaient à manquer. Dans les faits, cette garantie n’a jamais été mise en œuvre par le Trésor français. En revanche, la contrepartie de cette garantie est la présence de conseillers financiers et personnels administratifs en tout genre auprès des banques et gouvernements africains, qui existe bel et bien ! La France possède ainsi un droit de veto et décide dans les faits de tout en ce qui concerne la politique monétaire au sein de la zone franc. On est loin d’une « monnaie africaine » que les francs CFA seraient devenus lors des indépendances.
  • La centralisation des réserves de change : en échange de la garantie de convertibilité, le Trésor français impose aux banques centrales utilisant les francs CFA de déposer 50 % (c’était la totalité jusqu’en 1972) de leurs réserves de change sur un compte commun… géré par le Trésor français lui-même ! Ce compte porte le nom de « compte opération » et il agit comme principal levier de contrôle de l’État français sur l’ensemble des économies africaines utilisant les francs CFA.

Concrètement, l’ensemble des opérations financières sur le marché extérieur des pays des zones CFA passe par ce compte opération. Une véritable arme entre les mains de la France, qui a notamment servi lors de la crise politique en Côte-d’Ivoire en 2010. Laurent Gbagbo était donné vainqueur de l’élection présidentielle mais la France lui préférait un certain Alassane Ouattara, bien plus prompt à servir ses intérêts. Ni une ni deux, via le gel du compte opération, l’ensemble des transactions financières de la Côte-d’Ivoire depuis et vers l’étranger fut bloqué… Et comme cela n’a pas suffi, ce fut une intervention militaire qui régla l’affaire et plaça Ouattara au pouvoir [3].

« Money, money, money »

L’ensemble des principes de fonctionnement de la zone franc sert au fond un objectif simple : pouvoir assurer des investissements juteux de capitaux en Afrique pour les entreprises françaises et leur permettre de rapatrier leurs profits sans limite. De quoi faire saliver les babines capitalistes des Bolloré, Total, Orange, EDF, de la Société générale, des groupes Accor, Vinci, Air Liquide, de la Compagnie fruitière ou encore celles de la famille Mulliez qui implante ses magasins Auchan dès qu’elle le peut. Tous ces « investisseurs » siègent au conseil d’administration du Conseil des investisseurs en Afrique (CIAN). Un repaire de brigands capitalistes qui utilisent tous les avantages que le franc CFA leur garantit pour faire des affaires juteuses. En 2013, le journal patronal Les Échos estimait ainsi que 80 % des profits du groupe Bolloré provenaient d’Afrique.

Grâce au système du franc CFA, la France fait aussi partie des principaux créanciers des États de la zone. Et en plus de gagner de l’argent directement par ce biais sur chaque prêt qu’elle accorde, des contreparties sont exigées pour garantir les profits des groupes capitalistes français. En 2017 par exemple, en échange d’un prêt de 1,4 milliard d’euros accordé à la Côte d’Ivoire, Bouygues, Keolis (filiale de la SNCF) et Alstom ont obtenu les contrats pour la construction et l’exploitation d’une ligne de métro à Abidjan. Au Cameroun en 2006, c’est une filiale de Vinci qui a raflé la plus grande part d’un pactole de 520 millions d’euros pour la construction de routes dans le cadre d’un programme de « lutte contre la pauvreté ». Comme dit le proverbe : ce n’est pas à un vieil impérialiste qu’on apprend à faire des profits !

« Eco » pour « économie capitaliste » ?

Pourquoi alors vouloir mettre fin au franc CFA puisque cette monnaie participe depuis plus de 80 ans au dispositif global permettant à la France d’exploiter allégrement des ressources africaines pour son compte ?

Nous avons déjà dit que cette réforme ne concerne qu’une partie des pays (l’Afrique de l’Ouest) et que le franc CFA continuera d’exister dans les pays de la CEMAC (Afrique centrale). Précisons que ce sont d’ailleurs ces pays, dont certains producteurs de pétrole, qui alimentent les plus gros volumes de devises de leur compte opération auprès du Trésor français. Et voyons les raisons politiques du changement dans les pays de l’UEMAO.

Là les évolutions annoncées sont encore floues et susceptibles d’évoluer, signe que bien des tractations doivent encore se dérouler en coulisses. Pour l’instant, il semblerait que le passage à l’eco pour ces pays-là signifie la fin de la centralisation des réserves de change auprès du Trésor français et donc dans le même temps la fermeture du compte opération leur étant lié. Une plus grande autonomie monétaire donc ? La France veille au grain : elle continuera à endosser le rôle de garant de la convertibilité du futur eco, qui lui donne de fait un droit de regard privilégié ; et surtout, le décrochage est loin d’être complet puisque le principe de la parité fixe entre l’eco et l’euro serait bel et bien maintenu. Ce qui est l’un des principaux leviers pour les investissements français en Afrique, qui leur offre un terrain stable et favorable pour la réalisation des profits.

Une course de vitesse pour un « eco » bien français

Outre les marchandages du gouvernement français avec une partie de la bourgeoisie nationale de ces pays-là, qui demandent sûrement un peu plus de liberté de manœuvre pour le choix de leur commerce international, l’impérialisme français joue, avec cette réforme, une carte tout autant politique que monétaire. D’une part, parce que les critiques contre l’existence des francs CFA vont croissant du côté de certains partis d’opposition dans ces pays, mais aussi de la part de certains chefs d’État africains pourtant bien complaisants avec les impérialistes en temps normal. D’autre part surtout, parce qu’un projet de mise en place d’une monnaie unique pour les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, qui englobe géographiquement l’UEMOA) existe depuis plusieurs années, qu’il faut, pour la France, prendre de court. Cette nouvelle monnaie devrait porter le nom… d’Eco ! Or, l’influence de la France sur la CEDEAO est bien plus faible que sur les pays de l’UEMOA, en particulier car la CEDEAO regroupe des pays comme le Nigeria ou le Ghana. Le Nigeria, ex-colonie britannique anglophone, se situe en dehors du pré-carré français. Il représente à lui seul 66 % du PIB de la CEDEAO et 55 % de sa population. De quoi peser dans des négociations dans le cadre de la création de ce projet d’eco non francophone. Sachant que le maintien d’une parité fixe avec l’euro ne faisait aucunement partie des options envisagées pour la création de cet eco de la CEDEAO (les monnaies actuelles du Ghana et du Nigéria n’ont pas de rapport avec l’euro), on comprend mieux pourquoi la France a voulu prendre les devants pour lancer son eco… « made in France » !

Certaines bourgeoisies africaines au pouvoir dans leur pays, y compris celles des pays de l’actuelle zone franc voudraient bien avoir plus de liberté de manœuvre. Et l’impérialisme français lui-même est en partie tributaire dans la région de cette CEDEAO qui la dépasse. Qu’on se souvienne les pressions économiques exercées, en alliance avec la France, par la CEDEAO sur les putschistes du Mali à l’été dernier pour les inciter à poursuivre sur le fond la politique du président qu’ils venaient de renverser. Les réformes monétaires en cours sont des questions de rapports de force entre affairistes, les nationaux et ceux des puissances impérialistes dominantes.

Le franc CFA s’inscrit dans le cadre d’une domination impérialiste héritée tout droit de la colonisation. On ne peut que souhaiter mettre fin à cette monnaie qui contribue à maintenir les pays de la zone franc dans une situation économique catastrophique. Mais de simples évolutions monétaires, loin du contrôle des populations, ne seront certainement pas le levier capable d’ébranler les intérêts impérialistes dans la région, tout au plus susceptibles de modifier les partages entre eux. On est payés nous-mêmes pour le savoir : en Europe, le passage à l’euro n’a certainement rien changé à l’exploitation des travailleurs de la zone euro ; le retour à un petit franc ici, une lire transalpine, ou une drachme sur l’Acropole pourrait bien être une façon de faire payer, à coups de dévaluations, une crise aux travailleurs d’Europe, et bien plus cher encore que la note actuelle du Brexit pour les travailleurs britanniques.

Au-delà des monnaies, c’est bien toute l’exploitation qu’il faut remettre en question. Et en Afrique, bien plus que l’indépendance et l’unité monétaire de la région, c’est l’unité de tous les exploités du continent, leur indépendance totale, y compris vis-à-vis de leurs propres bourgeoisies, qui pourra leur assurer un autre avenir.

Vladimir Akali


L’arme invisible de la Françafrique. Une histoire du Franc CFA, Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla

Un ouvrage très riche en informations historiques et actuelles sur les francs CFA. Les critiques en faveur de la fin des francs CFA reprennent les arguments d’une partie des courants d’opposition bourgeoise dans ces pays, qui souhaiteraient voir l’Afrique prendre toute sa place dans l’économie capitaliste en contrôlant sa propre monnaie. Une autre perspective que la nôtre mais qui n’enlève rien à l’intérêt de ce livre pour la compréhension des mécanismes monétaires qui inscrivent cette monnaie dans la domination impérialiste de la France en Afrique.


[1Le franc des colonies françaises du Pacifique, franc CFP, est aussi créé à cette occasion.

[2Cité dans L’arme invisible de la Françafrique. Une histoire du Franc CFA, Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla.

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