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Accueil > Éditos de bulletins > 2002 > janvier > 7

Un pays riche... peuplé de pauvres

L’Argentine est un bel exemple de la manière dont les manipulations monétaires peuvent se faire au détriment des travailleurs et des pauvres. Pour avoir une monnaie forte les gouvernants argentins avaient accroché leur monnaie, le peso, au dollar américain. Résultat : une montée incroyable du chômage, des millions de gens passés en dessous du seuil officiel de la pauvreté. Résultat aussi : un pillage complet des richesses produites par les travailleurs de ce pays. D’une part par les banques et les trusts internationaux (y compris européens et français), d’autre part par les riches Argentins eux-mêmes. Car comme toujours pendant que l’immense majorité de la population en bavait de plus en plus, une poignée de riches devenaient de plus en plus riches, en particulier en allant placer leurs dollars ou leurs pesos volés à l’étranger.

Heureusement, les pauvres, les chômeurs et les travailleurs d’Argentine ont réagi. Assez fort pour faire peur aux gouvernants et balayer deux présidents en moins de quinze jours. Pas assez jusqu’ici pour se débarrasser de toute la racaille qui les exploite et les opprime. Pas assez pour prendre eux-mêmes en main les destinées du pays, tout contrôler, les usines, les banques et les comptes en banque des riches et des patrons. Or c’est ce contrôle, ce pouvoir aux travailleurs, qui pourrait seul changer le sort sinon de l’Argentine au moins des pauvres argentins. Espérons que ceux-là n’ont pas dit leur dernier mot.

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