Le président tunisien avait fait adopter l’été dernier une Constitution qui lui donnait les pleins pouvoirs et faisait du Parlement une assemblée fantoche. Pour parfaire son œuvre, il avait décidé d’organiser des élections législatives qui, selon son plan, devaient se transformer en plébiscite en sa faveur. Il a été servi. Seuls entre 8,8 % et 11,2 % des électeurs se sont rendus aux urnes alors que l’opposition appelait au boycott. C’est la participation la plus faible enregistrée depuis la révolution de 2011 qui avait renversé le dictateur Ben Ali. Mais si Saïed vient de recevoir un camouflet, aucun des partis de l’opposition réunis au sein du Front national du salut ne propose aux travailleurs tunisiens autre chose qu’un retour à un parlementarisme « classique » dont la faillite a amené Saïed au pouvoir, et la nomination d’un nouveau président. Un cul-de-sac pour les masses populaires.
Mots-clés : Tunisie

