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Archives > Éditos L’Étincelle > 2002 > avril > 8

Travailleuses, Travailleurs ! Faites vous entendre, votez Arlette LAGUILLER !

Les sondages ne remplacent pas bien sûr les élections. Mais il se trouve qu’ils inquiètent actuellement Jospin nous disent les médias. Voir les scores d’Arlette Laguiller autour de 10 % deviendrait ainsi pour les chefs de la gauche plurielle une préoccupation embarrassante.

Après s’être vanté au début de sa campagne de ne pas présenter un « projet socialiste » et après avoir caressé dans le sens du poil l’électorat de droite, baptisé « centriste » pour les besoins, Jospin dit maintenant vouloir « s’adresser à la France qui travaille ». Mauroy, l’ancien Premier ministre socialiste de Mitterrand, conseillait même Jospin dans une interview au Parisien la semaine dernière, en ces termes : « Il faut utiliser les mots de travailleurs, d’ouvriers ou d’employés : ce ne sont pas des gros mots ! La classe ouvrière existe toujours. » Mince alors…

Non Jospin ne l’avait pas oublié. Simplement il espérait qu’en dépit d’un gouvernement de gauche faisant pendant 5 ans une politique de droite, les travailleurs lui diraient qu’il peut continuer sur la même lancée, en lui donnant quand même leurs voix.

Jospin voulant dissuader les électeurs de faire le choix d’Arlette Laguiller a traité celle-ci de « super-syndicaliste ». Eh bien ! Il en faut, et même beaucoup encore, des militants super-syndicalistes cherchant à faire barrage à toutes les attaques contre le monde du travail, à l’échelle de toute la classe ouvrière et pas seulement entreprise par entreprise. Jospin ne craint pas de prétendre encore que seule la gauche au gouvernement peut améliorer le sort des travailleurs. Mais si le passé témoigne si fort contre lui, que nous promet-il de concret pour l’avenir ? Tout comme Chirac de s’en prendre au système de retraites, de laisser le patronat licencier au nom de la « liberté d’entreprise » et de continuer la privatisation des services publics. Merci ! On a déjà donné, et que trop !

Quant à Martine Aubry, qui fut ministre du travail de Jospin et qui avec la mise en place des lois sur les prétendues 35 heures a permis la généralisation de la flexibilité, autorisant des suppressions de temps de pause et des réductions de salaires, elle accuse Arlette Laguiller « d’utiliser le malheur des salariés au profit d’une organisation ». Mais qui sont donc ceux qui au gouvernement depuis des années font « le malheur des salariés », en s’attaquant systématiquement à leurs acquis, à leur droit au travail, à leurs salaires ?

Ces petites phrases ont au moins l’avantage de montrer que les bons sondages pour Arlette Laguiller ont semé l’inquiétude dans ce petit monde. Et bien, le 21 avril prochain faisons en sorte qu’aussi bien Jospin que Chirac, la gauche que la droite, sachent qu’ils auront à compter avec la volonté du monde du travail de ne pas se laisser faire, quel que soit l’élu du second tour. Cette volonté doit s’exprimer le plus fort possible au premier tour, sur le nom d’Arlette Laguiller. Même si un vote ne peut suffire à les faire changer de politique, il peut au moins servir à nous faire craindre de nos ennemis, nous donner confiance en nous-mêmes en montrant que nous sommes nombreux et décidés.

Pour les salariés, les chômeurs, les petits artisans ou les petits commerçants, c’est-à-dire pour tous ceux qui ne vivent pas du travail des autres, la seule façon de voter utile, c’est de voter Arlette Laguiller.

Dites que vous êtes :

Pour le contrôle des comptes des entreprises et pour l’interdiction des licenciements. Pour que l’argent de l’Etat serve pour créer des emplois dans les services publics et pas à faire des cadeaux au patronat et aux riches. Pour l’augmentation des salaires et des minima sociaux de 300 €.

Votez Arlette LAGUILLER !

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