35 enfants de djihadistes et 16 femmes, en général leur mère, tous de nationalité française, viennent d’être rapatriés en France. Ils croupissaient dans des camps de prisonniers du nord-est syrien, contrôlés par les Kurdes, dans des conditions de vie qualifiées « d’épouvantables » par l’ONU. Il reste encore là-bas près de 165 enfants et 64 femmes. Fin avril, la défenseure des droits, Claire Hédon, avait exhorté le gouvernement à procéder au rapatriement « dans les plus brefs délais », de tous les enfants retenus dans ces camps. Mais contrairement à certains pays comme la Belgique, le Danemark, la Suède, la Finlande, les Pays-Bas ou l’Allemagne – qui ont rapatrié de Syrie leurs ressortissants depuis longtemps – Paris agit « au cas par cas » de peur de prêter le flanc à l’accusation de complaisance à l’égard du djihadisme de la part de la droite et de l’extrême droite. Les enfants et leurs mères attendront donc encore un peu le bon vouloir de Jupiter.
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