Jean-Luc Mélenchon vient de déclarer que les attentats islamistes de 2012 et 2017 avaient été prémédités pour influer sur les élections présidentielles. Cela a suscité une levée de boucliers chez les politiciens, les journalistes et autres avocats. On parle de « théorie complotiste », de « comportement indigne », etc. Il est vrai que la fréquence relative des attentats en France ces dernières années rend probable que l’un d’eux se produise en période électorale. Nul besoin d’y voir une machination.
Par contre, une autre partie de son intervention n’a provoqué aucune réaction. Celle où il souligne à juste titre que chaque attentat donne prétexte à une campagne de haine contre les musulmans. Le racisme anti-arabe étant devenu le pain quotidien d’une partie de la classe politique, il est logique que cette dernière ne réagisse pas. Par contre les journalistes semblent eux aussi considérer cela comme normal. Inquiétant !

