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Plus de 200 000 personnes dans la rue contre le pass sanitaire

1er août 2021 Article Politique

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, plus de 200 000 personnes sont descendues dans la rue samedi 30 juillet pour protester notamment contre l’instauration du pass sanitaire. Un chiffre en nette hausse par rapport aux manifestations antérieures qui, selon la place Beauvau (qui a toujours tendance à minorer) avaient réuni 161 000 personnes le 31 juillet et 114 000 personnes le 17 juillet. Et l’extension d’une telle mobilisation en plein milieu de l’été est à souligner.

Si les manifestants avaient des revendications diverses, leur point commun était de protester contre les mesures autoritaires sur lesquelles le gouvernement concentre sa politique depuis le début de la crise sanitaire. En outre, Macron profite de la pandémie pour faire adopter de nouvelles mesures répressives, notamment celles prévues dans la loi sur le renseignement, validées vendredi dernier par le Conseil constitutionnel. Ce dernier doit d’ailleurs examiner le texte sur le pass sanitaire le 5 août prochain.

Dans le même temps, partout dans le pays, les hôpitaux manquent de personnel, de lits, de matériel, et bientôt on risque même de manquer aussi de doses de vaccin au moment où la quatrième vague de contamination est déjà largement présente. Pour autant la loi Pass sanitaire ne déroule que des mesures répressives à l’encontre des réfractaires à la vaccination, amendes de plusieurs milliers d’euros, peines de prison… Le « licenciement » à l’encontre des salariés de la santé et d’ailleurs – mesure qui violait trop ouvertement le Code du travail déjà si peu protecteur des salariés – a été transformé, après un « compromis » particulièrement hypocrite lors des débats à l’Assemblée et au Sénat, en « salaire suspendu », mais attention, uniquement pour les CDI, pas pour les CDD. Alors que, sans salaire, un travailleur ne peut pas vivre. Quant aux contraintes qui visent les trusts pharmaceutiques et les patrons voyous, elles sont inexistantes. Pas de licenciements, ni de « suspensions », ni réquisitions. Aucune obligation !

« Nul devoir ne s’impose au riche… » (L’internationale)

Malheureusement, jusqu’à présent c’est l’extrême droite qui a le plus souvent réussi à se mettre en tête des cortèges de Gilets jaunes et primo-manifestants indignés par les déclarations de Macron, avec ses slogans obscurantistes et pour la prétendue « liberté » individuelle. Mais la « liberté » qui est scandée dans ces manifestations, ça n’est pas la liberté de circulation et d’installation des migrants, ou celle d’avorter, de choisir son mari ou de ne pas se marier. Ces libertés-là, on n’entend pas les démagogues de droite et d’extrême droite les réclamer. La liberté qu’ils défendent, elle est purement individualiste. C’est la liberté du marché, celle du patron d’exploiter son salarié, la liberté du fort contre le faible. Et tant qu’on continuera à mourir du Covid, la liberté de ne pas se vacciner sera la liberté de mettre en danger son voisin. Et ce sont des individus inspirés par l’extrême droite et ses idées fumeuses qui s’en sont stupidement pris à des pharmacies et à des centres de vaccination. Des gestes inqualifiables.

L’irresponsabilité des gouvernements des pays riches à l’échelle mondiale

Les crises sanitaires, sociales, économiques ont eu et vont continuer d’avoir des conséquences dramatiques, qui touchent les populations les plus précaires bien plus durement que les couches privilégiées. Ces inégalités, bien visibles en France, sont décuplées à l’échelle mondiale, il suffit de regarder la répartition des stocks de vaccins pour s’en convaincre. Pour libérer l’humanité de la pandémie, nous ne pourrons compter ni sur le gouvernement, ni sur la liberté individuelle prônée par Philippot et consorts.

Les multinationales de la pharmacie se refusent à produire et répartir des doses de vaccin en fonction des besoins humains. Une campagne de vaccination conséquente à l’échelle mondiale, protégeant contre l’apparition de variants délétères, passerait nécessairement par l’expropriation de ces grands groupes, et par la planification internationale de la production de vaccins, de respirateurs, d’oxygène… en fonction des besoins de la population mondiale, non plus en fonction des profits capitalistes.

Nous armer contre le virus, le gouvernement et la bourgeoisie

Le gouvernement Macron et ses prédécesseurs sont responsables du délabrement de l’hôpital public, de la mort de milliers de personnes décédées faute de soin ou de matériel. Aux côtés des travailleurs de la santé, imposons des embauches massives et des augmentations de salaire pour tous les travailleurs de la santé.

Ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi pour assurer aux actionnaires leurs dividendes démentiels, et la loi « pass sanitaire » introduit de nouveaux motifs de licenciement ou de « suspension » de salaire ! La santé ne peut pas se faire sur le dos des travailleurs. Qu’ils soient économiques ou sanitaires, imposons ensemble l’interdiction des licenciements.

Le gouvernement profite de la crise et de la polémique autour des vaccins pour faire revenir par la fenêtre ses réformes de l’assurance chômage et des retraites. Nous n’avons pas à accepter maintenant plus qu’en 2019 et 2020 ces réformes anti-ouvrières.

Contre toutes ces mesures anti-sociales, faisons entendre et imposons nos propres revendications.

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