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Archives > Éditos L’Étincelle > 2011 > septembre > 5

Pas question de payer leur dette !

La rentrée s’annonce salée. Avec d’abord, les 16 000 suppressions de postes programmées en 2011 dans l’Éducation nationale. Alors que le nombre d’élèves augmente dans les collèges et lycées, il y aura moins d’enseignants pour les accueillir ! D’où des fermetures de classes et d’écoles.

L’austérité, c’est aussi celle que subissent les familles qui doivent faire face aux frais de la rentrée. Le chômage est encore à la hausse, la précarité partout, les salaires sont à la traîne. Les budgets des familles sont restreints et cela se sent !

Mais pour Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, il y a une « super bonne nouvelle » en ce début septembre : c’est que les entreprises du CAC 40 ont annoncé 46 milliards de bénéfices pour le premier semestre 2011. Même quand la bourse fait pâle figure, les profits des grandes entreprises sont bien là.

La « règle d’or » dont nous parle Sarkozy, soi-disant pour en finir avec les déficits, c’est l’austérité pour les classes populaires, la casse des services publics et toujours plus de profits pour les exploiteurs.

L’assistance aux riches, la rigueur aux pauvres

Quand il fallait venir au secours des banquiers en 2008, Sarkozy avait annoncé des centaines de milliards d’euros pour assister les financiers. Même chose pour les patrons de l’automobile, fermement aidés par des prêts et des subventions après 2008. Des aides qui n’empêchent pas ces patrons de programmer des fermetures d’usines et des suppressions d’emplois, comme le fait PSA ! Quand aux riches, ils ont été plus que gâtés par les ristournes fiscales accordées ces dernières années : après le bouclier fiscal, une baisse substantielle de l’ISF...

Cette fameuse dette publique provient de toute cette politique au service des bourgeois, à qui l’Etat a demandé chaque fois moins, et a donné toujours plus ! Sans aucune contrepartie. Pourquoi les travailleurs devraient-ils donc payer pour éponger leur dette ?

Cette fois, Fillon a certes prévu dans son plan de rigueur annoncé en août une « contribution » des plus riches. Une aumône en fait. Quelques milliers de très riches seront soumis à une taxe dite « exceptionnelle » de 3 %, qui devrait rapporter 200 millions d’euros. Une goutte d’eau dans le plan Fillon de 12 milliards ! Bien plus importante sera la mesure touchant les mutuelles, d’un milliard d’euro, qui devrait se répercuter sur les salariés comme hausse des cotisations. Sans oublier la taxation de certains produits : tabac, alcool et aussi colas et autres sodas sucrés.

Du Chili à la Grèce, de la Syrie à Israël, la montée de la colère

Alors que leur système se révèle de plus en plus destructeur et instable, les capitalistes sont moins que jamais disposés à sacrifier leurs profits. En se servant du prétexte de la réduction de la dette, les gouvernements entendent bien continuer à faire payer les travailleurs. Ils programment l’aggravation du chômage, des bas salaires, des plans de licenciement, des coupes dans les services publics.

Mais cette politique, la même dans toute l’Europe et au-delà, les travailleurs n’ont aucune raison de l’accepter. Dans plusieurs pays, la colère s’est exprimée, comme en Espagne, en Grande-Bretagne, en Grèce, dans le monde arabe, au Chili et en Israël...

C’est la voie à suivre. Seule la lutte pourra assurer la défense des conditions de vie des salariés et des classes populaires. Il est vraiment temps que les capitalistes qui se sont enrichis sur notre dos payent !

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