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Archives > Éditos L’Étincelle > 2020 > février > 3

« Ni bac Blanquer, ni retraites de misère »

La majorité des cheminots et des traminots de la RATP ont certes dû mettre fin au mouvement de grève illimitée, entamé le 5 décembre dernier, contre la réforme des retraites. Mais la riposte aux attaques gouvernementales engagée depuis deux mois n’est pas terminée. Les milliers de pompiers qui ont manifesté à Paris le 28 janvier dernier, la grève des hôpitaux le 14 février prochain, la mobilisation à EDF où on multiplie coupures de courant et baisses de production en sont la preuve. Dans l’Éducation nationale aussi, le mouvement continue.

Les raisons de la colère

Dans l’Éducation nationale, elles sont nombreuses. Le métier d’enseignant va être « redéfini », dans le but affiché de réduire la dépense publique. Les vagues promesses de revalorisation salariale se sont envolées et la réforme des retraites va toucher les pensions de plein fouet. Mais c’est la réforme Blanquer du lycée et du bac qui a mis le feu aux poudres dernièrement. Un nouveau bac inégalitaire, dépendant du lycée où on le passe, et qui n’offre pas les mêmes perspectives selon qu’on le passe dans un lycée de quartier populaire ou dans un lycée élitiste de centre-ville.

Ces deux dernières semaines ont commencé les épreuves locales anticipées de ce nouveau bac. Un bac dont ni les profs ni les élèves ne veulent mais qui est imposé brutalement d’en haut. La mobilisation du personnel et des lycéens a permis d’annuler, de reporter ou de perturber ces épreuves dans plus de 500 lycées, soit un tiers des établissements. Sur les blocages, on a pu voir aussi cheminots et conducteurs de bus en lutte venir leur prêter main forte, renvoyant en quelque sorte l’ascenseur aux profs venus les soutenir depuis deux mois.

Le bulldozer Macron vers le précipice

Mais le gouvernement voudrait son nouveau bac coûte que coûte, alors que les deux premières semaines d’épreuves ont montré que c’était déjà un fiasco. Alors il envoie les flics faire la loi dans les lycées. On enferme les élèves, certains d’entre eux finissent en garde à vue, des profs mobilisés se retrouvent poursuivis en justice.

Les attaques du gouvernement contre les travailleurs s’enchaînent si vite, la haine accumulée à son encontre est si forte, il craint tellement que l’ensemble de notre camp social relève la tête pour de bon, qu’il choisit la répression et la posture « droit dans ses bottes ». Ce qui pourrait bien se retourner contre lui.

Tous ensemble !

La lutte contre la réforme des retraites n’est pas celle des « régimes spéciaux » mais notre lutte à tous : ce sont les pensions et l’âge de départ de tous les travailleurs qui vont être affectés. De même, la lutte dans les lycées est la nôtre, pour que nos enfants, les élèves des classes populaires, ne soient pas une nouvelle fois sacrifiés sur l’autel de la réduction des dépenses publiques.

À chaque attaque gouvernementale, on trouve des centaines de milliers de personnes qui ne se laissent pas impressionner par leurs postures de matamores et décident de riposter. Un exemple précieux pour l’ensemble du monde du travail, dans le public et le privé, qui a bien des coups à rendre à un gouvernement et un patronat dont l’arrogance ne fait que souligner la faiblesse.

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