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Maroc : non à la banalisation des agressions sexuelles

15 septembre 2021 Brève Monde

Une enquête a été ouverte par la police marocaine après qu’une vidéo sur l’agression d’une jeune femme en pleine rue à Tanger a fait le tour des réseaux sociaux. Les images montrent un individu qui marche derrière elle et lui soulève la robe et lui touche les fesses, en plein jour dans un quartier de la ville. L’agresseur « a été identifié et est en fuite », a indiqué par la police marocaine. Quant à l’auteur de la vidéo, un jeune de quinze ans, il a quant à lui été interpellé et placé en garde à vue. Mais la victime de cette agression n’a pas porté plainte. Ce qui fait dire à Amina Bouayach, la présidente du Conseil national des droits humains : «  La lutte contre l’impunité des agresseurs doit être érigée en priorité, seule manière d’encourager les victimes à rompre le silence.  » Ces dernières années, des cas d’agressions sexuelles filmées ont défrayé la chronique au Maroc tandis que des associations de droits humains et les médias tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur les violences subies par les femmes, en particulier dans la rue. En 2018, après plusieurs années de vifs débats, une loi contre les violences faites aux femmes est entrée en vigueur. Pour la première fois, elle rend passible de peines de prison des actes «  considérés comme des formes de harcèlement, d’agression, d’exploitation sexuelle ou de mauvais traitement  ». Le texte a toutefois été jugé «  insuffisant  » par les mouvements de défense des droits des femmes, qui appellent à plus de fermeté face à ce fléau. Et il y a de quoi faire.

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