Livraison à domicile : les dessous d’un « trafic » lié à la main d’œuvre sans-papiers
22 novembre 2022 Brève Entreprises
Des plateformes comme Uber et Deliveroo permettent de se faire livrer son repas à domicile en un clic. Mais ces dernières emploient des dizaines de milliers de livreurs dont, selon les syndicats, la moitié serait sans-papiers. Le magazine L’Œil du 20 heures, sur France 2, s’est intéressé à cette main-d’œuvre illégale. Il a découvert que, si pour pouvoir travailler avec ces plateformes il fallait fournir des papiers d’identité en règle, chaque jour, des centaines d’annonces étaient publiées sur les réseaux sociaux permettant de s’inscrire sur Uber ou Deliveroo avec l’identité d’un autre, contre le versement d’une commission de 30 % du revenu mensuel. Une combine bien connue des plateformes elles-mêmes, qui ferment les yeux pour pouvoir mieux pressurer leurs salariés. Pourtant, pour les pouvoirs publics, eux aussi parfaitement au courant de cette situation, une manière simple de la faire cesser serait de régulariser tous les travailleurs sans-papiers. À quoi ils se refusent.

